Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


older | 1 | .... | 51 | 52 | (Page 53) | 54 | 55 | .... | 59 | newer

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/Arn_Del

    Titre : Les batailles épiques de la constance 2.

    Durée : 12 minutes 59 secondes.

    Lieu(x) : les combats se déroulent dans les monts Makhoul, au nord de Baiji.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : pas de recoupement sûr mais les images datent probablement d'au moins 20 jours avant la mise en ligne (début juin) et probablement plus que cela, plusieurs mois peut-être. On semble être juste après les images de la première vidéo du même titre ce qui nous reporte au début de l'année 2016.

    Type de vidéo : c'est une vidéo de guerre de positions, en terrain montagneux. L'EI progresse un peu et s'empare de quelques postions ennemies.

    Découpage (séquences) : l'introduction dure 2 minutes 30 secondes avant que n'apparaisse le titre de la vidéo. Il n'y a pas ensuite de véritable séparation entre les séquences.



    Forces attaquées/adversaire : les peshmergas, adversaires de l'EI, apparaissent dès le début de la vidéo.

    Un hélicoptère irakien Bell 407 de l'armée irakienne survole les positions de l'EI. Une mitrailleuse PK lui tire dessus.



    Les adversaires de l'EI disposent de 3 M1117. On voit au moins une dizaine d'hommes évacuer un bâtiment sous le feu de l'EI. Il s'agit sans doute de la police fédérale irakienne. On voit également un véhicule léger Safir prendre la fuite sous les tirs de l'EI.







    A la fin, les papiers filmés sur les corps adverses montrent une milice chiite, Liwa Ali al-Akbar.



    Effectifs engagés/tactiques : comme souvent sur le front des monts Makhoul, les effectifs ne sont pas conséquents, quelques dizaines d'hommes au plus.

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : un canon KPV monotube de 14,5 mm, bâché pour le camoufler, tire sur les positions adverses depuis un affût fixe.



    Il y a aussi sur le même modèle un canon ZU-23 monotube.



    On revoit le ZU-23 plus tard (c'est probablement lui qui tire durant l'assaut nocturne).



    Un canon de l'enfer de 220 mm (le calibre est indiqué par le bandeau) pilonne les positions adverses.



    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : un pick-up transporte une dizaine de combattants sur la ligne de front, ceux-ci grimpent à pied.




    Kamikazes (identité) : Abu Awf al Ansari (Irakien).



    Véhicules kamikazes (types, impact) : le VBIED est un véhicule léger recouvert de plaques de blindage camouflées.



    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : les combattants de l'EI sont armés d'AK-47 et disposent d'une mitrailleuse PK. Un combattant lance une grenade sur une position qui ressemble fortement à celle vue dans la dernière vidéo mise en ligne sur les combats dans les monts Makhoul. Un tireur RPG-7 expédie une roquette antipersonnelle OG-7V. Un tireur PK maintient sa mitrailleuse avec les pieds vers le ciel pour tirer sur un hélicoptère irakien. En plus de mitrailleuses PK, le groupe de combat dispose d'un tireur RPK et d'un tireur SVD Dragunov qui vise d'ailleurs un tireur PK adverse derrière des sacs de sable. On voit un tireur RPG-7 expédier 2 roquettes antichars et 1 roquette OG-7V.
















    Lors de la scène de combats de nuit, il y a au moins un tireur PK, un tireur RPG-7 et une arme lourde sur affût fixe (KPV ou ZU ?). On voit ensuite un tireur RPG-7 avec deux mitrailleuses PK au sol.














    A la fin de la vidéo, un combattant avec un M-16 fait un discours devant la caméra.



    Destructions de véhicules adverses : néant.

    Butin matériel : l'EI s'empare d'un mortier léger.



    Morts/prisonniers/blessés adverses : on voit à la fin de la vidéo un premier corps, puis une carte d'identité où est marqué : "Autorité du Premier Ministre de la brigade populaire Ali Alakber". Il s'agit probablement de Liwa Ali al-Akbar, milice chiite qui a notamment combattu à Baiji. On voit une autre carte d'identité semblable un peu plus loin.

    2 autres corps sont visibles.

    Morts/blessés de l'EI : 2 morts et un blessé de l'EI sont montrés à la fin de la vidéo.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, avec effet visuel, sous-titré en anglais.

    Pour introduire la vidéo, l'EI fait un montage partant de l'espace et se rapprochant en vue satellite des monts Makhoul, au nord-est de Baiji, où se déroulent les combats filmés ici.



    L'EI fait un montage dans l'introduction avec des images d'archives des combats à Baiji, mais aussi d'autres images de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 (on peut voir aussi G.W. Bush et Barack Obama). La carte montrée par l'EI s'arrête sur Rome.

    Un drone filme les monts Makhoul.



    Religion : dans l'introduction de la vidéo, on peut voir une scène de prière dans un souterrain.

    Alors que la nuit tombe sur les échanges de tirs, on entend un discours audio du calife al-Baghdadi.

    Lors du combat contre les M1117, on entend un discours de Muhamad Al Adnani.

    Un peu plus tard on entend encore un discours d'Al Adnani.

    Au milieu de la vidéo, on voit une prière collective de nuit.

    A la fin de la vidéo, on voit des combattants lire le Coran et prier dans un souterrain.




    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : ?

    Nasheed 2 : Ilejhim Rakibna.



    Commentaires particuliers : cette vidéo fait suite à une première avec le même titre. Les combats semblent se dérouler dans le même secteur, on reconnaît les positions de combat.

    0 0

    Titre : La détermination de Falloujah.

    Durée : 13 minutes 47 secondes.

    Lieu(x) : l'attaque du VBIED piloté par un Tadjik a lieu contre une caserne de l'armée à al-Karma, à environ 15 km au nord-est de Falloujah.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : l'attaque d'un des VBIED remonte au 3 mars. La vidéo a été publiée début juin, ce sont donc des images anciennes qui datent de 3 mois et non de la bataille en cours à Falloujah.

    Type de vidéo : c'est une vidéo montrant des raids de l'EI contre une position adverse.

    Découpage (séquences) : l'introduction occupe les 45 premières secondes. Le titre de la vidéo apparaît ensuite. La première attaque tient les 7 premières minutes de la vidéo. La deuxième attaque, avec le butin et une petite conclusion, occupe les 6 dernières minutes.

     

    Forces attaquées/adversaire : au début de l'attaque, on voit un Humvee de couleur sombre. Plus tard on voit 4 Humvees qui semblent plutôt appartenir à l'armée. Un Humvee s'enfuit devant un drapeau chiite planté en terre.



    Lors de la prise d'une position, l'EI montre des papiers d'identité appartenant à un major de l'armée irakienne. L'EI montre une vidéo tournée par l'armée irakienne et montrant un des soldats tués.




    Un des Humvees capturés porte les emblèmes de la 6ème division d'infanterie irakienne (3ème brigade, 24ème régiment).



    Effectifs engagés/tactiques : les effectifs engagés sont moyens, probablement plusieurs dizaines d'hommes, autour d'une cinquantaine.

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : pour le pilonnage initial, l'EI emploi une batterie de roquettes artisanales. Il y a des tubes lance-roquettes type Grad (107 mm).




    L'EI utilise un canon sans recul SPG-9 porté à l'épaule.



    Dans la deuxième partie de la vidéo, on voit de nouveau un barrage de roquettes artisanales.



    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : l'assaut commence de nuit avec un tir de technical (Toyota Hilux) embarquant un canon ZU-23 monotube de 23 mm protégé par un bouclier.





    L'EI emploie un bulldozer pour s'ouvrir un passage dans les levées de terre qui protègent les positions adverses. Le bulldozer, d'après les bandeaux, est visé par des tirs de missiles antichars.




    On revoit le Toyota Hiluxà canon ZU-23 se déplacer ensuite, arborant un drapeau de l'EI.



    Les combattants de l'EI retournent un pick-up surblindé avec KPV pris sur l'adversaire pour continuer la poursuite.




    On revoit dans la deuxième partie de la vidéo le Hilux avec ZU-23. Deux Humvees avec armes de tourelle transportent les fantassins (de 5 à 10 dont un tireur PK).




    Kamikazes (identité) : Abu sa'ad Al Tajiki (Tadjik).

    Abu Aisha al Muhajer

    Véhicules kamikazes (types, impact) : les deux VBIED sont des pick-up blindés de manière artisanale.








    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : le premier groupe de combat de l'EI comprend un tireur RPG-7, des tireurs à l'AK-47 et au M-16. Lors de la progression, on voit un tireur RPG-7 portant en plus un AK-47.








    Le groupe de combat suivant de la vidéo comprend un tireur PK/RPG-7 (le même homme pour les deux armes). Il y a un autre tireur PK (avec AK-47 dans le dos) et un autre tireur RPG-7. Un des combattants tire avec un AK-47 et en porte un autre sur l'épaule.





    Destructions de véhicules adverses : au moment de la séquence filmée en GoPro aux côtés des 2 Humvees, on voit une carcasse de Humvee abandonnée.



    Dans la deuxième partie de la vidéo, on voit au moins 2 carcasses de Humveesà côté de la position prise.



    Butin matériel : dans les premières positions prises, l'EI capture un RPK. Il prend également 3 pick-up surblindés du même type embarquant chacun KPV de 14,5 mm (dont l'un est immédiatement utilisé), ainsi que 2 bulldozers (dont un Kobelco). Il trouve aussi au moins une roquette pour RPG-7. Lors de la poursuite en véhicule, 2 M-16 sont récupérés près des corps des 3 soldats irakiens.







    Dans la deuxième partie de la vidéo, une position prise livre un canon sans recul SPG-9. Un Humvee est capturé.



    L'EI montre plusieurs Humvees capturés (3 au moins) embarquant des mitrailleuses DSHK en tourelle. Dans un des Humvees on voit un lance-roquettes AT-4. Parmi les armes prises, un RPG-7, des obus de mortier de 60 mm, un mortier de même calibre, 3 lance-roquettes AT-4, des masques à gaz, des boîtes de munitions de 7,62 mm, de nombreuses mitrailleuses PK, des pistolets, 4 autres RPG-7 ainsi que des véhicules.

















    Morts/prisonniers/blessés adverses : lors de la poursuite en véhicules, les combattants de l'EI débarquent et se dirigent vers 3 corps de soldats irakiens.

    Dans les positions prises dans la deuxième partie, on voit un corps de soldat irakien dans une tranchée. Un autre corps est ensuite filmé.

    Dans le Humvee capturé, il y a un corps à l'arrière. 7 ou 8 corps sont filmés dans des tranchées non loin.

    5 à 7 corps sont montrés encore plus loin.

    Morts/blessés de l'EI :à la fin de la vidéo, l'EI montre au moins 4 de ses morts, dont un motocycliste.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : le logo de la wilayat, avec effet visuel et sous-titré en anglais, suit la louange à Allah.

    Dans l'introduction, l'EI utilise des images d'archives de la wilayat (on reconnaît par exemple l'assaut sur une base militaire de Saqlawiyah à l'automne 2014, remontré dans une vidéo d'août 2015, la toute première que j'avais traitée).

    L'EI utilise une caméra GoPro montée sur un fantassin armé d'un AK-47 pour filmer certaines séquences de la première attaque.

    Dans la deuxième partie de la vidéo, l'EI filme aussi en GoPro depuis l'intérieur d'un Humvee puis le combattant armé d'un AK-47 sort du véhicule pour l'assaut.

    Dans la dernière séquence, on peut voir des images d'archives avec Zarqawi qui tire à la M249 SAW.

    Religion : au début de la vidéo, un homme parle à des combattants, de nuit, à l'intérieur d'un bâtiment.

    Au début de l'attaque, lors du pilonnage, on entend la voix de Zarqawi.

    Vers la fin de la vidéo, on entend un discours audio du Sheikh Abu Muhamad Al Adnani.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : ?

    Nasheed 2 : ?

    Nasheed 3 : Ya chababa dinina


    Nasheed 5 : ?

    Nasheed 6 : ?

    Commentaires particuliers : encore une fois, on note que les opérations montrées sont anciennes : 3 mois d'écart avec la date de mise en ligne.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Progrès de la bataille autour d'Azaz.

    Durée : 12 minutes 32 secondes

    Lieu(x) : l'EI prépare l'attaque du début de la vidéo à l'aide d'un PC portable et d'une vue satellite. On peut voir sur l'image satellite un zoom sur Jarez, à 9 km à l'est/sud-est d'Azaz. On voit aussi Yahmoul, juste à l'ouest/nord-ouest de Jarez. L'EI commence par investir de nuit le village de Kafr Kalbin, à 5 km au sud-ouest de Jarez et à 5 km au sud-est d'Azaz. La bataille s'y développe en journée.



    Date (sûre par recoupement ou estimée) : la vidéo a été mise en ligne début juin (autour du 4). L'offensive de l'EI qui a conduit à la prise de Kafr Kalbin date du 27 mai : pour une fois il y a donc un écart assez court entre la mise en ligne et les opérations montrées. L'EI a perdu le contrôle de la localité, reprise par les rebelles syriens, les 8-9 juin : il faut dire que l'avancée de l'EI coupait les rebelles à Mare de leur approvisionnement via la frontière turque, l'enjeu était donc de taille...

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'offensive, l'EI investit une localité, combat à l'intérieur et en chasse les défenseurs.

    Découpage (séquences) : l'introduction dure environ 2 minutes. Le titre de la vidéo apparaît ensuite. Le début de l'offensive avec l'entrée dans Kafr Kalbin est montré pendant 3 minutes. L'intervention du VBIED, les combats de rues et la poursuite occupent 5 minutes. Le butin et les morts adverses sont montrés dans les deux dernières minutes.



    Forces attaquées/adversaire : au nord d'Alep, l'EI combat les rebelles syriens. Après être entré dans Kafr Kalbin de nuit, les combattants de l'EI pénètrent dans un bâtiment où est accroché au mur un drapeau du groupe rebelle Fastaqim Kama Umirt, l'un des plus présents dans ce secteur, lié à l'ASL et qui fait aussi partie de Fatah Halab.



    Un A-10 Thunderbolt américain intervient pour soutenir les rebelles lors des combats de rue à Kafr Kalbin.




    Un des corps de rebelles filmés par l'EI à la fin de la vidéo porte sur son T-Shirt dans le dos l'emblème de Jaysh al-Mujahideen, une autre formation rebelle.



    Effectifs engagés/tactiques :à Kafr Kalbin, des trous ont été aménagés dans les murs des bâtiments pour passer de maison en maison.

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : un mortier lourd et un canon de l'enfer pilonnent les positions adverses.





    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : l'EI emploie un véhicule léger iranien Safir embarquant un canon sans recul de 106 mm. Il a probablement été pris à une milice irakienne soutenue par les Iraniens et venue pour combattre en Syrie aux côtés du régime, ou aux Iraniens eux-mêmes ou bien à une autre unité soutenue par eux. Le véhicule a été capturé à Khanasser.







    Un Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23 protégé par un bouclier prend pour cible les rebelles syriens. Un deuxième technical similaire est utilisé. Il y a un autre technical avec canon KPV de 14,5 mm.






    L'un des deux Toyota Land Cruiser avec ZU-23 intervient aussi dans les combats de rues à Kafr Kalbin.



    Kamikazes (identité) : Abu Ahmad As-Safrani (Syrien, de la région d'Alep).



    Véhicules kamikazes (types, impact) : le VBIED est une voiture légère renforcée de plaques de blindage. Il est jeté contre les positions des rebelles à Kafr Kalbin.






    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : pendant le discours d'un chef de groupe, de nuit, on voit un homme tirer à la mitrailleuse PK inséré au milieu du discours.

    Le groupe d'assaut qui investit de nuit Kafr Kalbin comprend au moins un tireur PK avec arme individuelle (AK-47) en plus dans le dos.





    Un combattant armé d'un AK-47 fait un discours entouré de 4 hommes équipés de la même arme et d'un autre avec une mitrailleuse PK.



    Le groupe qui combat dans les rues de Kafr Kalbin comprend un tireur RPG-7 et son pourvoyeur. Le tireur RPG-7 dispose d'une roquette tandem que l'on voit appuyée contre un mur lors des combats de rue. 2 tireurs PK visent les rebelles syriens qui se replient de même qu'un tireur RPG-7.












    Les combattants de l'EI se promènent au milieu de files de camions. Ils sont qualifiés par un bandeau d'Inghamisiyoun, autrement dit les troupes d'élite de l'EI qui sont moins visibles ces derniers temps dans les vidéos. Un des hommes porte un lance-roquettes antichar RPG-26. Renseignés visiblement par les conducteurs, l'un d'entre eux abat à bout portant un rebelle caché au sur le côté de la file de camion qui était armé d'un AK-47.






    Destructions de véhicules adverses : néant.

    Butin matériel : l'EI capture un technical avec affût pour DSHK, un pick-up de la 13ème division de l'ASL, ainsi qu'un autre véhicule portant l'emblème de la 51ème brigade de l'ASL. Il y a aussi le technical avec KPV pris à Kafr Kalbin.







    L'EI s'empare de stocks d'armes et de munitions rebelles : AK-47 dans leurs emballages plastiques, RPG-7, des caisses de grenades, de munitions pour AK-47 et RPG-7, des jumelles, un canon sans recul, des obus de mortiers... la caméra s'attarde dans les dernières images sur les marquages de livraison venant du ministère de la défense saoudien.
















    Morts/prisonniers/blessés adverses : pendant le discours de nuit, l'EI insère les images de deux corps de rebelles syriens dont l'un est criblé de balles à l'AK-47.

    Lors de l'entrée des combattants de l'EI dans Kafr Kalbin, on voit rapidement une dizaine de corps sur la plate-forme arrière et autour d'un pick-up. Il y en a 3 de plus au moins autour d'un autre armé d'un canon KPV.

    Pendant les combats de rue à Kafr Kalbin, un des rebelles qui se replie est abattu par un sniper.

    A la fin de la vidéo, l'EI filme au moins une vingtaine de corps de rebelles syriens (dont certains sont ceux vus à Kafr Kalbin dans la nuit). L'un des morts porte l'emblème dans le dos de Jaysh al-Mujahideen, un autre groupe rebelle.

    Morts/blessés de l'EI : néant.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, sous-titré en anglais, avec léger effet visuel.

    La vidéo s'ouvre sur une image classique de combattant portant un drapeau de l'EI devant un paysage magnifique.

    Religion : néant.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : ?

    Nasheed 2 : ?


    Nasheed 4 : Oghzo'Alayhim

    Nasheed 5 : Halili Kabiri.

    Commentaires particuliers : on note la présence des inghamasiyoun, devenus très rares dans les bandeaux des vidéos de l'EI.

    0 0

    La synthèse n°5 fait le bilan sur les vidéos 21 à 25 de la propagande militaire de l'EI analysées avec le questionnaire sur le blog.

    Il y a toujours la même proportion entre les vidéos irakiennes et syriennes : 4 vidéos des wilayats irakiennes contre 1 seule syrienne. En Irak, pour une fois, nous avons 2 vidéos de la même wilayat : Falloujah. Cela peut se comprendre à la lumière de la bataille commencée fin mai par l'armée irakienne et les milices chiites. La première vidéo montre les combats au nord-ouest et au nord-est de la ville, et la seconde encore au nord-est. Les deux autres vidéos irakiennes sont celles de la wilayat Dijlah, qui met en ligne beaucoup de productions, et de la wilayat al-Anbar, un des bastions de l'EI. Pour la wilayat Dijlah, on est sur le front des monts Makhoul au nord de Baiji. A al-Anbar, les combats montrés ont lieu au nord de Ramadi et à l'ouest du lac Tharthar. En Syrie, il s'agit de la wilayat Halab que je traite pour la première fois depuis la mise au point du questionnaire. Les combats se déroulent dans le corridor d'Azaz, au nord d'Alep.



    Au niveau des dates, et si l'on excepte la vidéo en Syrie, l'échantillon frappe par une caractéristique commune : le décalage important entre les mises en ligne (début juin) et les opérations montrées. Le cas le plus flagrant est la wilayat al-Anbar qui montre un VBIED opérant en novembre 2015 (!) et une grosse séquence remontant au mois de janvier 2016. Pour la deuxième vidéo de la wilayat Falloujah, on est au début mars 2016. A chaque fois il y a donc un écart de 3 mois au moins. Dans le cas des vidéos de Dijlah et la première de Falloujah, il est probable que l'écart soit également important. Cela signifie probablement que la situation est suffisamment difficile en Irak pour que l'EI n'ait pas d'images plus récentes à montrer et se contente donc d'opérations anciennes quand la situation était meilleure. En revanche, la wilayat Halab qui a mis en ligne sa vidéo le 4 juin montre des opérations s'étant déroulées le 27 mai précédent : il y a donc moins de 10 jours entre les faits et la publication, on est en-dessous de la moyenne habituelle (20 jours). L'EI conserve plus de mordant en Syrie.

    Colonne mécanisée, wilayat al-Anbar. Véhicule improvisé au centre.


    Les vidéos sont assez variées quant à la nature des opérations de l'EI. La première vidéo de la wilayat Falloujah est du type guérilla en position défensive : l'EI harcèle l'armée irakienne et les milices chiites notamment à coups de missiles antichars. A Al-Anbar, l'EI monte des raids mécanisés/motorisés avec des moyens importants, ce qui est une tradition dans cette wilayat. A Dijlah, on est toujours dans une guerre de positions sur les monts Makhoul qui implique surtout des combats de fantassins. Dans la deuxième vidéo de Falloujah, l'EI mène également des raids mais avec des moyens plus limités qu'à al-Anbar. Pour Halab enfin, le groupe monte à l'assaut d'un village tenu par les rebelles syriens ce qui implique surtout des combats de rues.

    Groupe de combat, monts Makhoul, wilayat Dijlah : PK, RPK, RPG-7...

    Vue GoPro d'un combattant de l'EI, wilayat Falloujah.

    Groupe de combat du wilayat Halab. On note le trou pratiqué dans le mur pour passer de maison en maison en combat urbain.

    Comme toujours, les adversaires de l'EI sont multiples, selon le front où se tiennent les opérations. Dans la première vidéo de Falloujah, l'EI insiste sur la participation des milices chiites à la bataille, mais au final, il combat surtout l'armée irakienne. A al-Anbar, c'est également l'armée irakienne qui est visée, ainsi que la police fédérale, ennemi plus fragile qui comme à Salahuddine semble être une cible de choix. Dans les monts Makhoul, pour Dijlah, l'EI s'affronte à la fois à des forces régulières (sans doute la police fédérale) et à une milice chiite, Liwa Ali al-Akbar. Pour la deuxième vidéo de Falloujah, l'EI combat à nouveau l'armée irakienne. Enfin, à Halab, l'EI est face à plusieurs groupes rebelles syriens : essentiellement Fastaqim Kama Umirt, et sans doute d'autres comme Jaysh-al-Mujahideen. Il y a peu de soutien aérien pour les adversaires de l'EI puisqu'on ne le voit que dans 2 vidéos sur 5 : un hélicoptère irakien Bell 407 à Dijlah et un A-10 américain à Halab.

    Amiri, le chef de l'organisation Badr, incrusté dans la vidéo du wilayat Falloujah.

    Bell 407 irakien dans la vidéo du wilayat Dijlah.

    Humvee de la 6ème division irakienne capturé, wilayat Falloujah.

    A-10 Thunderbolt en action, wilayat Halab.


    L'EI n'engage pas les mêmes types d'effectifs selon la nature des opérations. Dans la première vidéo de Falloujah et à Dijlah, les effectifs sont plutôt modestes : quelques dizaines d'hommes au maximum, pour mener une guérilla défensive ou une guerre de positions en terrain montagneux. Dans la deuxième vidéo de Falloujah et à Halab, en revanche, les effectifs sont plus conséquents, notamment dans le second cas. Le raid à Falloujah implique probablement une cinquantaine d'hommes au moins. A Halab également, l'assaut contre le village semble concerner un effectif plus fourni. Pour al-Anbar en revanche, les raids mécanisés, notamment le premier montré dans la vidéo, sont d'une autre ampleur. Au vu du nombre de véhicules engagés, on dépasse probablement la centaine d'hommes, pour la première colonne mécanisée du moins.

    Colonne mécanisée, wilayat al-Anbar. On note le BMP-1.

    Groupe de combat en combat urbain, wilayat Halab. On note le RPG-7.


    Les moyens d'appui diffèrent là encore selon le type d'opération conduit par l'EI. En guérilla défensive à Falloujah, le groupe en emploie beaucoup : canon de l'enfer, mortier lourd, barrage de roquettes artisanales, un missile sol-air portable SA-7 (le premier que je vois utilisé dans une vidéo de l'EI depuis août 2015), des lance-missiles antichars (au moins un Metis-M et un Konkurs, un autre indéterminé), des canons ZU-23 sur affût fixe au sol, un canon sans recul SPG-9, une mitrailleuse lourde DSHK sur affût et un canon ZU-23 modifié pour le sniping lourd. A al-Anbar, les raids mécanisés, qui recherchent l'effet de surprise et la vitesse d'exécution, se passent de moyens d'appui : quelques mortiers lourds seulement. A Dijlah, la guerre de positions en montagne concerne surtout des assauts d'infanterie et limite les armes d'appui à quelques pièces : canons ZU-23 et KPV de 14,5 mm sur affût fixe, canon de l'enfer dont le calibre est cette fois précisé (220 mm). Dans la deuxième vidéo de Falloujah, quand l'EI est à l'offensive, on retrouve encore une fois des moyens d'appui plus limités pour les raids mécanisés : barrage de roquettes artisanales ou Grad de 107 mm, canon sans recul SPG-9 et c'est tout. A Halab, l'assaut contre le village, qui se fait de nuit, n'implique lui aussi que des moyens d'appui restreints (un mortier lourd, un canon de l'enfer) probablement, au départ, pour conserver l'effet de surprise.

    SA-7, wilayat Falloujah.

    Lance-missiles antichars Konkurs, wilayat Falloujah.

    Canon ZU-23, wilayat Dijlah.


    La présence des véhicules reflète là encore la configuration différente des combats et les spécialités de chaque wilayat de l'EI. Dans la première vidéo de Falloujah, en guérilla défensive, un seul technical avec KPV est visible pour des tirs de harcèlement. De même à Dijlah, en terrain montagneux, l'EI se repose sur son infanterie et n'engage pas de véhicules pour le combat, uniquement pour le transport de troupes avant la bataille. A Halab, les technicals ont un rôle d'appui-feu : Safir avec canon sans recul de 106 mm pris aux Iraniens, technicals avec bitube ZU-23 et KPV tirant à distance, puis un des technicals avec ZU-23 engagé dans le combat de rues. Les deux dernières vidéos, celles d'al-Anbar et la deuxième de Falloujah, mettent les véhicules au centre puisqu'elles montrent des raids largement mécanisés. Pas moins de 2 colonnes mécanisées sont visibles à al-Anbar : la première, très importante, comprend un véhicule blindé BMP-1 de prise, de nombreux Humvees capturés également, et des technicals, sans parler des pick-up transformés en véhicules de combat mécanisés par ajout de plaques de blindage. On retrouve ces véhicules dans la deuxième colonne qui comprend également un Toyota Land Cruiser avec un canon de gros calibre. La wilayat al-Anbar s'est fait une spécialité des raids mécanisés et des montages de véhicules improvisés, comme celle de Salahuddine. Dans la deuxième vidéo de Falloujah, les moyens sont moindres mais on relève la présence de plusieurs Humvees utilisés pour le transport et le combat avec leurs armes embarquées en appui des fantassins, d'un technical avec ZU-23 et d'un bulldozer chargé d'ouvrir la voie au milieu des levées de terre des positions défensives adverses.

    Safir avec canon sans recul de 106, wilayat Halab.

    Colonne mécanisée, wilayat al-Anbar : Humvees et véhicules improvisés.

    Véhicules improvisés sur pick-up, wilayat al-Anbar, embarquant des DSHK.

    Toyota Land Cruiser avec canon, wilayat al-Anbar.


    Toutes les vidéos de l'échantillon, cette fois-ci, montrent des kamikazes sur VBIED. Et presque tous sont identifiés, contrairement à l'échantillon précédent. Sur 7 kamikazes, 2 sont syriens, 2 sont irakiens, 1 est ouzbek, 1 est tadjik, et pour le dernier on ne peut déterminer l'origine précisément. On note l'équilibre entre les locaux et, cette fois-ci, des hommes venus d'Asie Centrale. 4 des 7 véhicules kamikazes sont des pick-up surblindés de manière artisanale. Il y a probablement 1 Humvee et aussi, cette fois, 2 voitures plus légères transformés en VBIED, à Dijlah et Halab. On remarque que pour al-Anbar, le VBIED porte l'emblème d'une 57ème unité d'une brigade de l'EI spécialisée dans les IED, et probablement, donc, dans les VBIED. L'organisation crée donc des formations militaires spécialisées comme on avait pu le voir à Mossoul pour les véhicules blindés et même les VBIED ("bataillon suicide").

    Kamikaze ouzbek, wilayat Falloujah.

    Kamikaze, wilayat al-Anbar.

    Son VBIED avec l'emblème de la 57ème unité de la brigade d'IED de l'EI.


    Les fantassins sont davantage visibles dans les vidéos de cet échantillon que dans le précédent. En guérilla défensive, les combattants de l'EI sont lourdement armés : AK en différentes versions, M-16, mitrailleuses PK, alors qu'ils sont relativement peu nombreux. On note la présence de plusieurs tireurs d'élite sur SVD Dragunov (dont un modifié) et l'un des tireurs porte en plus une arme individuelle. A al-Anbar, le premier convoi comprend de nombreux combattants avec AK, M-16, mitrailleuse PK et lance-roquettes RPG-7. La 2ème colonne mécanisée, de taille plus réduite, dispose néanmoins de 2 tireurs RPG-7, 2 tireurs PK et d'un combattant avec M-4 équipé d'une lunette de visée. En guerre de positions, à Dijlah, les combattants de l'EI sont également bien pourvus en armes individuelles et collectives : grenades, RPG-7 avec différentes munitions, mitrailleuses PK, tireur SVD. Les groupes de combat de la deuxième vidéo de Falloujah, à l'offensive, sont bien armés aussi : AK, M-16, mitrailleuses PK et RPG-7 (le tireur RPG-7 ayant souvent une arme individuelle en plus). On voit aussi un combattant manier à la fois la PK et le RPG-7. A Halab, le groupe qui investit le village est également bien équipé : AK, mitrailleuses PK et lance-roquettes avec charge tandem. Cette vidéo est la seule où l'on retrouve des inghamasiyoun, autrement dit les troupes de choc de l'EI équipées de ceintures d'explosifs déclenchées au besoin, et qui ont disparu des bandeaux des vidéos de l'EI depuis quelques temps. Signe d'un affaiblissement de la qualité moyenne des combattants ?

    SVD Dragunov "customisé"wilayat Falloujah.

    Mitrailleur PK, wilayat al-Anbar.

    Tireur M-4, wilayat al-Anbar.

    Tireur RPG-7, wilayat Dijlah.

    Tireur RPG-7, wilayat Dijlah.

    Combat de rues, wilayat Halab, on note la roquette tandem de RPG-7.

    Mitrailleur PK, wilayat Halab.


    Le butin matériel et les pertes infligées à l'adversaire sont un peu plus conséquents dans l'échantill que dans le précédent. Dans la première vidéo de Falloujah, un Humvee, un M577, un M113 et deux bulldozers sont détruits ; à al-Anbar, des véhicules sont détruits dans la base irakienne par la première colonne, un technical et un véhicule de la police fédérale par la deuxième colonne ; plusieurs Humvees détruits sont visibles dans la deuxième vidéo de Falloujah. Dans la première vidéo de Falloujah, l'EI met la main sur un M577, un M548 et de nombreuses armes individuelles et collectives dont un lance-roquettes AT-4. A al-Anbar, l'EI ne semble pas récupérer les véhicules filmés dans la base de l'armée irakienne mais s'empare par contre de nombreuses armes dont des quantités de M-16. A Dijlah, les fantassins prennent un mortier léger. Dans la deuxième vidéo de Falloujah, l'EI prend de nombreux véhicules (3 pick-up surblindés, plusieurs Humvees de l'armée irakienne) et beaucoup d'armes et de munitions : RPK, M-16, SPG-9, des AT-4, des RPG-7, des PK, des obus de mortier de 60 mm avec mortier de même calibre... Il y a également plus de pertes infligées à l'adversaire qui sont visibles. Dans la première vidéo de Falloujah, l'EI montre 4 militaires irakiens tués dont un lieutenant-colonel. A al-Anbar, il y a au moins un tué visible et un prisonnier. 3 corps sont visibles dans la vidéo de Dijlah. Une vingtaine de cadavres sont filmés dans la deuxième vidéo de Falloujah. Enfin, à Halab, ce sont plusieurs dizaines de rebelles syriens qui sont tués (20 à 30 au moins).

    Humvee de prise, wilayat Falloujah.

    M577 capturé, wilayat Falloujah.

    Pick-up de la 13ème division de l'ASL, wilayat Halab.

    Caisses en provenance de l'Arabie Saoudite, wilayat Halab.


    3 vidéos sur 5 ici évoquent des morts de l'EI, ce qui montre une légère augmentation. A al-Anbar est mentionné le chef de la première colonne qui a dû être tué durant l'attaque. A Dijlah, 2 morts et 1 blessé sont filmés à la fin de la vidéo. La deuxième vidéo de Falloujah montre également 4 morts de l'EI dont un motocycliste fauché sur son véhicule. On sent que l'organisation subit davantage de pertes et ressent le besoin de communiquer à ce sujet dans sa propagande.

    L'aspect religieux est toujours présent. Dans les caches sous les montagnes des monts Makhoul, à Dijlah, les combattants de l'EI sont montrés en train de prier ou de lire le Coran. Un discours religieux précède souvent les attaques, comme c'est le cas dans la seconde vidéo de la wilayat Falloujah ou dans celle d'Halab.

    Wilayat Dijlah.

    Wilayat Dijlah.


    0 0

    Merci  à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Capturez-les et assiégez-les

    Durée : 16 minutes 25 secondes

    Lieu(x) : la vidéo montre les combats menés par l'EI autour de l'aéroport de Deir-es-Zor et dans la ville elle-même. Les deux premières séquences de combat ont lieu à l'est de l'aéroport tenu par le régime, dans le secteur de Dughaym. Le 1er VBIED explose dans le périmètre de l'aéroport. La quatrième séquence montre les combats urbains dans le quartier de Tahtuh, au nord-ouest de l'aéroport, dans la ville de Deir-es-Zor. La cinquième séquence montre les combats au sud-ouest de Deir-es-Zor, près de la cité universitaire al-Fourat. Certaines images de cette séquence montreraient l'assaut sur une station essenceà 11 km au sud-ouest de Deir-es-Zor. Le deuxième VBIED se jette sur la barrière du Panorama, à 6 km au sud-ouest de Deir-es-Zor. Il est possible que les images d'un cimetière à la fin de la cinquième séquence soient celles du cimetière arménien, à 13 km au sud-ouest de Deir-es-Zor. La sixième séquence se déroule dans le Jabal Tardah, à 5 km environ au sud de l'aéroport.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : sur les deux premières séquences de combat à l'est de l'aéroport, l'une remonte au 7 avril 2016. La quatrième séquence avec les combats urbains à Tahtuh date du 6 mai 2016. Les tirs de missiles antichars de la cinquième séquence, au sud-ouest de Deir-es-Zor, ont lieu le 18 mai 2016. La chronologie semble donc respectée dans la vidéo, qui montre des opérations s'étalant sur deux mois (avril-mai).

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'offensives, l'EI montre ses attaques sur différents fronts de la poche tenue par le régime à Deir-es-Zor.

    Découpage (séquences) : l'introduction dure environ 1 minute. La 1ère séquence de combats à l'est de l'aéroport dure environ 3 minutes. La 2ème séquence de combats à l'est de l'aéroport dure 2 minutes. Les tirs de canons durent 20 à 30 secondes. La 4ème séquence de combats urbains dure 2 minutes environ. La 5ème séquence de combats au sud-ouest de Deir-es-Zor occupe 3 minutes 30 secondes. La 6ème séquence de combats au sud de l'aéroport dure environ 4 minutes 30 secondes.



    Forces attaquées/adversaire : l'EI affronte les forces du régime syrien. Dans l'introduction, on peut voir un hélicoptère Mi-8 (que l'on reverra plus tard dans la vidéo dans une des séquences).

    Lors de la première séquence de combats, un MiG-21 fait des passes au-dessus des combattants de l'EI et largue au moins un projectile. Il est visé par le technical avec bitube ZU-23 et les mitrailleuses PK.








    Dans la quatrième séquence, un des deux morts montrés par l'EI est recouvert d'un drapeau qui pourrait bien être celui du Hezbollah, confirmant la présence de l'organisation chiite libanaise jusqu'à Deir-es-Zor en Syrie.



    Dans la cinquième séquence, on voit des hélicoptères Mi-8 se poser et tourner autour de positions du régime. Un BMP-1 suivi de quelques fantassins qui se replient est tiré par les PK et RPG-7 de l'EI.







    Dans la sixième séquence, 7 hommes fuient sous les tirs de l'EI (dont un au moins est abattu).




    Effectifs engagés/tactiques : au début de la vidéo, un groupe de plusieurs dizaines d'hommes est visible de nuit. Dans la quatrième séquence, plusieurs combattants portent des brassards blancs autour de la tête pour l'identification. En combat urbain, les hommes de l'EI abattent les murs pour passer de maison en maison. Les effectifs de l'EI sont ici considérables, plusieurs dizaines d'hommes au minimum sur chaque front, et les escouades de base semblent plus importants (10-12 hommes minimum voire jusqu'à 15).

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : dans la deuxième séquence, à l'est de l'aéroport, l'EI emploie un canon sans recul SPG-9 et un lance-missiles antichars Metis-M.







    Dans la troisième séquence, l'EI utilise un canon D30 de 122 mm et un canon improvisé (apparemment monté sur la base d'un M46 de 130 mm) pour bombarder les positions du régime.









    Dans la sixième séquence de la vidéo, des tirs de missiles antichars (lanceur non visible) frappent un char T-72 puis un char T-55.







    Dans la septième séquence, le groupe de combat de l'EI dispose d'un canon sans recul SPG-9 porté à l'épaule. Une mitrailleuse DSHK sur affût est également utilisée.




    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : dans la première séquence de combats de la vidéo, l'EI emploie un char T-55. Le groupe est aussi appuyé par un Toyota Hilux avec ZPU-2 et un Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23. Un char dont la tourelle est protégée par des sacs de sable, un T-55AMV soutient aussi les combattants de l'EI.








    Après l'explosion du 1er VBIED, on voit deux technicals avec bitube ZPU-2 (dont un sur Toyota Hilux) et un camion embarquant un canon AA S-60 de 57 mm. Un char T-55 est également utilisé pour pilonner les positions adverse.









    Dans la quatrième séquence, en combat urbain, l'EI emploie un bulldozer blindé pour ouvrir la voie aux fantassins et un véhicule improvisé avec canon KPV. Un canon sans recul SPG-9 est également utilisé. Les combattants de l'EI expédient des grenades et des explosifs improvisés sur les positions ennemies. Un char T-55 tire également pour appuyer les combattants de l'EI dans le combat de rues. Les hommes de l'EI ont aussi un lance-grenades AGS-17 russe.









    Dans la cinquième séquence, les combattants de l'EI sont appuyés par les tirs de 2 technicals Toyota Land Cruiser avec ZU-23 bitube (dont un avec bouclier) et deux canons KPV sur 2 sur Toyota Hilux. Il y a un autre technical avec un KPV protégé par un bouclier. On peut voir deux autres Toyota Hilux avec KPV également. Une autre Toyota Hilux embarque une mitrailleuse DSHK.











    On revoit le T-55AMV avec sacs de sable et le camion avec S-60 de 57 mm dans la septième séquence. On peut observer aussi un BMP-1 avec drapeau de l'EI et un technical avec ZPU-2.






    Kamikazes (identité) : Abu Asma Al Halabi (Syrien).




    Haydar Al Ansari (Syrien).

    Abu Sa'ad Al Kyrghizi (Kirghize).



    Véhicules kamikazes (types, impact) : le 2ème VBIED de la vidéo (le 1er n'est pas visible) est un pick-up renforcé de plaques de blindage artisanales.




    Le 3ème VBIED est également un pick-up blindé de façon artisanale.







    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : l'introduction, qui semble compiler des images d'archives (on voit le front de Palmyre), montre un tir de missile antichar Metis-M.

    Au début de la vidéo, alors qu'on voit plusieurs dizaines de combattants rassemblés de nuit, on voit un tireur RPG-7 précédé d'un homme portant plusieurs lance-roquettes RPG-26.



    Le premier groupe de combat de l'EI comprend un tireur PK plus le combattant armé des RPG-26, qu'il tire en succession rapide. Il y a également un tireur RPG-7 et un 2ème tireur PK. Un des tireurs PK porte une AK dans le dos de même que son pourvoyeur (il y a peut-être jusqu'à 3 tireurs PK). Il semble y avoir également un deuxième tireur RPG-7. On voit plus loin le même combattant avec de nouveau 2 RPG-26, un tireur PK et son pourvoyeur et un tireur RPG-7. Le tireur RPG-26 expédie un des missiles. On remarque que le même homme peut servir le RPG-7 ou la mitrailleuse PK. On peut voir 2 tireurs RPG tirer quasiment de concert.









    Le groupe de combat de l'EI visible dans la deuxième séquence comprend plusieurs tireurs PK avec arme individuelle en plus dans le dos (3 au moins) et une vingtaine d'hommes en tout. Un des combattants de l'EI transporte une arme sous plastique en se déplaçant vers les positions du régime. Les hommes de l'EI jettent des grenades sur les positions adverses. Un des combattants de l'EI tire avec un lance-grenades RBG-6 croate de 40 mm, un autre avec un lance-roquettes RPG-29.






    Le groupe de combat de la quatrième séquence, en combat urbain, comprend un tireur RPG-7 qui est en même temps pourvoyeur. Il y a également un tireur PK et probablement un deuxième que l'on voit plus loin. Un autre homme tire au lance-grenades anti-émeute PW Mk 2 de 40 mm ou arme du même genre (déjà vue dans la wilayat Salahuddine en Irak). Un autre combattant tire avec une mitrailleuse M249 américaine. Un fantassin a une AK avec chargeur tambour. On peut voir trois tirs de snipers dont deux semblent toucher leur cible. On voit plus loin un autre tireur PK avec AK dans le dos et un pourvoyeur RPG-7 (sans RPG). Les groupes de combat de l'EI pour le combat de rues semble plus fournis, de 12 à 15 hommes au moins.












    Le groupe de combat de la cinquième séquence dispose de l'armement classique : AK, PK et RPG-7. Les combattants font sauter des bâtiments adverses abandonnés avec des mines antichars ou des explosifs improvisés.

    Dans la sixième séquence, le groupe de combat de l'EI comprend un tireur PK et un tireur d'élite (peut-être sur Steyr SSG 69). A la fin de la vidéo, on voit un dernier tireur d'élite avec M-16 à lunette.









    Destructions de véhicules adverses : dans la sixième séquence, l'EI s'empare d'une position du régime et y incendie un BMP-1.





    Butin matériel : dans la sixième séquence, l'EI filme un pistolet Makarov,une vingtaine d'AK de prise avec caisses de munitions, un BMP-1, un lance-roquettes antichar, des obus, un camion avec un S-60 AA de 57 mm.








    Dans la sixième séquence, l'EI prend un canon KPV sur affût. Il prend aussi une certaine quantité d'armes individuelles (AK) et collectives (PK, RPG-7). Un BMP-1 et un char T-72 sont également pris. 

     









    Morts/prisonniers/blessés adverses :à la fin de la quatrième séquence (combats de rues), l'EI montre 2 corps adverses.

    A la fin de la sixième séquence, au moins 26 corps de soldats du régime sont filmés par l'EI.

    Dans la sixième séquence, l'EI abat un fuyard dans le désert et fait plusieurs prisonniers dont l'un a la tête tranchée par un combattant de l'EI. On peut voir ensuite 11 corps de combattants du régime. 3 autres corps sont visibles plus tard. A la fin de la vidéo, une dizaine de corps est poussée par un bulldozer dans une fosse commune.

    Morts/blessés de l'EI : dans la première séquence de combat, un des tireurs PK de l'EI est abattu par un sniper. A la fin de cette séquence, l'EI montre pas moins de 8 blessés, souvent transportés en brancard par d'autres combattants.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo du wilayat, avec effet visuel, sous-titré en anglais.

    Religion : au début de la vidéo, on peut voir la prière collective, nocturne, d'un groupe de combat (7-8 hommes).



    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : Hayya Inghamis



    Nasheed 4 : ?



    Nasheed 7 : ?

    Nasheed 8 : ilejhim rakibna

    Commentaires particuliers :
    cette vidéo de la wilayat al-Khayr que l'EI conserve des capacités offensives sur certains fronts en Syrie, à l'inverse d'une situation irakienne qui semble plus dégradée. Certes la vidéo montre des opérations étalées sur 2 mois mais on remarque qu'à Deir-es-Zor, les appuis sont toujours nombreux (chars, technicals, pièces d'artillerie...). En outre, les escouades de base sont fournies et plus étoffées que la moyenne des autres fronts, ce qui peut se comprendre notamment en combat urbain. Néanmoins on remarque que l'armement est abondant, certes comme ailleurs souvent, mais avec des armes rares : lance-grenades RBG-6, lance-roquettes RPG-29 et RPG-26 en quantité pour ce dernier, M249 davantage vue en Irak... et les pertes infligées à l'adversaire sont conséquentes, de même que le butin matériel pris au régime.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Qui n'a jamais échappé à la guerre (2).

    Durée : 15 minutes 49 secondes.

    Lieu(x) : l'action se déroule dans la wilayat Salahuddine de l'EI. La première séquence a lieu au nord de la ville de Baiji. La deuxième séquence se déroule aussi au nord de Baiji. La troisième séquence prend place au nord-est de Baiji pour le pilonnage et encore au nord de la ville pour l'assaut.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : aucune date dans la vidéo, comme toujours, mais certaines images semblent correspondre à des reportages photos datant de plusieurs mois.

    Type de vidéo : c'est une vidéo de raids et d'attaques brusquées, l'EI montre des opérations offensives d'ampleur limitée.

    Découpage (séquences) : la présentation de la colonne mécanisée dure environ 1 minute. La première séquence de combats occupe 4 minutes environ. La deuxième séquence de combats s'étale sur 5 minutes et la dernière sur un peu moins de temps.



    Forces attaquées/adversaire : dans la première séquence, l'EI s'empare de plusieurs drapeaux dont un porte l'emblème des Forces de la Mobilisation Populaire. Ce sont des miliciens qu'affronte l'EI ici.



    Dans la deuxième séquence, les combattants de l'EI sont survolés par un Mi-35 de l'aviation irakienne. Un M1117 de la police fédérale irakienne prend la fuite.




    Dans la troisième séquence, on voit au loin un Humvee de couleur sombre avant l'attaque au pied duquel sont attroupés plusieurs soldats. Un Mi-35 survole aussi les positions de l'EI durant cette attaque.




    Effectifs engagés/tactiques : dans la première séquence, toute une escouade (une dizaine d'hommes) monte dans un des véhicules de la colonne.

    Dans la deuxième séquence, les combattants de l'EI portent des brassards blancs sur le bras ou sur la jambe pour se reconnaître.

    A chaque fois, ce sont quelques dizaines d'hommes qui sont engagés par l'EI (un peu plus pour la colonne mécanisée sans doute).

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : la colonne mécanisée est appuyée par un mortier de 120 mm.



    Dans la troisième séquence, l'EI emploie une batterie de roquettes Grad de 107 mm. Un mortier de 120 mm est utilisé avec un mortier de 82 mm. Il y a également deux fusils de sniping lourd avec viseur téléscopique et frein de bouche bâtis sur des tubes de canons antiaériens (probablement des canons KPV de 14,5 mm, ou alors sur des tubes de mitrailleuses de 12,7 mm) utilisés contre des positions défensives adverses.












    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : la première séquence de la vidéo montre une colonne mécanisée avec plusieurs véhicules. Il y a 2 Dzik-3 avec renforts de blindage dont l'un embarque une mitrailleuse DSHK de 12,7 mm en tourelle et l'autre une mitrailleuse PK en 7,62 mm. Il y a un autre véhicule avec même renforts de blindage qui monte aussi une DSHK en tourelle. La colonne comprend aussi un M113 avec mitrailleuse PK en tourelle. Il y a également un MT-LB sur lequel a été monté une tourelle avec DSHK. Sur le départ, la colonne est précédée d'un pick-up chargé de combattants (et d'un caméraman) et fermée par un bulldozer.













    La colonne est accompagnée par 2 technicals (un avec KPV monotube de 14,5 mm protégé par un bouclier, l'autre avec la même arme sans bouclier) et un pick-up dont la plate-forme arrière transporte des munitions, notamment des roquettes tandem pour RPG-7.





    Kamikazes (identité) : néant.

    Véhicules kamikazes (types, impact) : néant.

    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : autour des 2 technicals accompagnant la colonne mécanisée évoluent des fantassins embarqués dont un tireur PK et un tireur RPG-7 que l'on voit charger une roquette tandem et tirer plusieurs roquettes antichars.






    Le tireur avec GoPro est à côté d'un autre tireur PK. Une escouade de 7 à 8 hommes investit les positions adverses.











    Le groupe de combat qui opère dans la deuxième séquence, au crépuscule, comprend au moins 7 ou 8 hommes avec un tireur RPG-7 et une mitrailleuse PK. Le tireur RPG-7 est assisté par un homme qui prépare les roquettes.






    Le groupe de combat de la troisième séquence comprend au moins 9 hommes dont 2 pourvoyeurs RPG-7, un tireur RPG-7 et un tireur PK. Il y a au moins 2 escouades de ce format dans la séquence. Le tireur RPG-7 porte un AK-47 dans le dos. On voit en tout au moins 2 tireurs à la mitrailleuse PK. L'un d'entre eux porte une arme individuelle dans le dos.
























    Destructions de véhicules adverses : dans la première position prise, un camion léger Kia Motors est en flammes de même qu'un technical sans arme sur la plate-forme arrière.



    Dans la deuxième séquence, les hommes de l'EI détruisent un Humvee de couleur sombre avec une grenade. Un autre véhicule du même type est en flammes et un autre semble détruit également. Il y a une autre carcasse qui semble là depuis plus longtemps. Un peu plus tard l'EI incendie un autre Humvee pris intact.







    Butin matériel : dans la première position prise, l'EI s'empare d'un lance-grenades Mk 19 de 40 mm et d'une mitrailleuse MG-3 avec des munitions. Il prend également des roquettes de RPG-7.





    Dans la deuxième séquence, l'EI capture un véhicule blindé M1117. Il prend également une PK, un RPG-7, des AK et au moins 8 fusils d'assaut VHS-2 croates avec de nombreuses munitions.







    Morts/prisonniers/blessés adverses :à la fin de la deuxième séquence, on voit 2 corps et à côté du deuxième un fusil d'assaut croate VHS-2.

    A la fin de la troisième séquence, l'EI filme 3 corps adverses carbonisés. 8 autres corps non carbonisés sont visibles puis 2 autres corps carbonisés.

    Morts/blessés de l'EI : dans la deuxième séquence, l'EI montre un de ses combattants tué.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah au début de la vidéo est suivie par le logo du wilayat, avec effet visuel, sous-titré en anglais.

    Un combattant embarqué à bord d'un technical avec KPV, armé d'un M-16 à lunette et portant une caméra GoPro sur le front, débarque et filme l'action.

    Religion : au début de la vidéo, la caméra filme un combattant en train de prier.



    Quand les combattants investissent les positions adverses à la fin de la première séquence (vue en GoPro), on entend un discours audio de Abu Bakr Al Baghdadi. Un peu plus tard on entend Abu Muhamad al Adnani.

    Pendant la deuxième séquence, on entend un discours audio de Abu Omar Al Baghdadi. A la fin de cette séquence, on entend Abu Muhamad Al Adnani.

    Au début de la troisième séquence, on entend un discours audio de Abu Muhamad al Adnani. Durant les combats, on entend la voix de Abu Omar Al Baghdadi puis lorsque les corps ennemis sont filmés, celle de Abu Muhamad al Adnani.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : ?


    Nasheed 3 : ?

    Nasheed 4 : ilejhim rakibna

    Nasheed 5 : al Hamdullilah

    Nasheed 6 : Halili Kabiri


    Commentaires particuliers : cette vidéo fait suite à une autre, au même titre, de la wilayat. Si une colonne mécanisée (spécialité de Salahuddine) est mise en avant dès le début de la vidéo, on note la présence plus marquée des fantassins dans 2 séquences sur 3.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Le ramadan dans l'ombre du califat.

    Durée : 11 minutes 12 secondes (les scènes de combat concernent seulement 4 minutes 40 secondes environ de la vidéo)

    Lieu(x) : l'action se déroule dans la wilayat al-Khayr.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : pas de date précise, probablement un mois environ avant la mise en ligne de la vidéo (3 juillet). Certaines images de la première séquence semblent correspondre à d'autres de la dernière vidéo militaire de la wilayat al-Khayr, et remontent probablement au mois de mai, soit un bon mois au moins avant la mise en ligne.

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'attaque et de pilonnage pour les deux séquences concernées.

    Découpage (séquences) : la première séquence de combats est en tête de la vidéo (2 minutes 30 secondes). La seconde termine la vidéo (2 minutes 10 secondes).



    Forces attaquées/adversaire : le régime syrien. Les hommes de l'EI tirent au départ sur un canon AA de 57 mm S-60 puis vers un char T-72 abandonné. On peut voir un combattant du régime fuir vers des tentes. On distingue ensuite presque une quarantaine d'hommes en fuite accompagnés d'un BMP-1 et d'un char (T-72 ?).






    Effectifs engagés/tactiques :à la fin de la vidéo, on voit une escouade de 12 hommes de l'EI.



    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : les combattants de l'EI retournent probablement le canon S-60 capturé pour tirer sur les fuyards.



    Un canon KPV de 14,5 mm sur affût fixe appuie le SVBIED.



    La fin de la vidéo met en scène un canon D30 de 122 mm.





    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : un Toyota Land Cruiser avec ZU-23 bitube appuie la progression du SVBIED. Il y a aussi un technical avec ZPU-2 de 14,5 mm.




    A la fin de la vidéo on voit un camion avec canon S-60 de 57 mm en action, de même qu'un char T-55 avec blindage improvisé sur la tourelle.






    Kamikazes (identité) : néant.

    Véhicules kamikazes (types, impact) : le SVBIED est un pick-up renforcé de blindage artisanal et SLAT. Il se jette contre une position près de la "brigade d'artillerie".



    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : au début de la vidéo, les combattants de l'EI sont dans les tranchées. 2 sont armés de M-16 à lunette. A côté d'eux on peut voir un périscope d'observation pour regarder les positions adverses sans s'exposer. Il y a au moins un tireur RPG-7 qui expédie une roquette tandem puis une roquette antipersonnel OG-7V, enfin une roquette antichar.











    Plusieurs mitrailleuses PK tirent sur les fuyards.




    Destructions de véhicules adverses : néant.

    Butin matériel : néant.

    Morts/prisonniers/blessés adverses : 4 corps sont visibles en premier. On peut en voir ensuite une vingtaine. A noter que l'EI humilie un des cadavres selon le procédé classique, en bourrant la bouche et les oreilles du mort avec des cigarettes.

    Morts/blessés de l'EI :à la fin de la vidéo, l'EI montre un blessé en train d'être soigné.



    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah initiale est suivie du logo de la wilayat, sous-titré en anglais.

    Religion : on voit des combattants de l'EI prier ensemble à la fin de la vidéo.



    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :


    Nasheed 2 : ?

    Commentaires particuliers : on remarque que les escouades de la wilayat al-Khayr sont toujours plus fournies que la moyenne (12 hommes). Les véhicules d'appui sont également nombreux (char, technicals, et canon).

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/Arn_Del

    Titre : Ramadan, le mois du djihad.

    Durée : 15 minutes 34 secondes.

    Lieu(x) : dans la wilayat Ninive, sans plus de précision.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : sans doute 3 semaines au minimum avant la publication de la vidéo, voire plus.

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'attaque et de bombardement de positions adverses.

    Découpage (séquences) : l'introduction dure 3 minutes 15 secondes. La première séquence dure 6 minutes 45 secondes. La deuxième séquence dure 4 minutes et 15 secondes. La dernière séquence dure environ 2 minutes 15 secondes.



    Forces attaquées/adversaire : l'EI combat les peshmergas. Ceux-ci sont soutenus par l'aviation américaine qui lâche de nombreux projectiles près des positions de l'EI. L'appareil qui intervient semble guidé par un P-3 Orion.



    Effectifs engagés/tactiques : les effectifs engagés sont faibles (escouades d'une dizaine d'hommes). Au début de la vidéo, des combattants qui s'infiltrent vers une position ennemie sont qualifiés d'inghimasiyyi.



    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : dans l'introduction, on distingue un mortier lourd de 120 mm. On voit aussi des affûts artisanaux sur lesquels sont posées des roquettes Grad de 107 mm. On aperçoit également un canon KPV de 14,5 mm.





    Dans la première séquence de combats, 3 combattants portent un canon sans recul SPG-9 jusqu'à la ligne de front. Ils sont escortés par un tireur SVD. D'autres, dont un très jeune, portent les munitions du canon, sous plastique. Le SPG-9 tire deux fois ; juste avant le deuxième tir, des impacts adverses tombent très près de l'arme. Il est ensuite porté à l'épaule pour un nouveau tir.










    Dans la deuxième séquence de combats, un mortier lourd de 120 mm pilonne les positions kurdes. Une batterie de roquettes Grad de 107 mm fait également feu.




    A la fin de la vidéo, un canon KPV sur affût fixe ouvre le feu.



    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : un technical avec DSHK de 12,7 mm protégée par un bouclier tire dans l'introduction.



    Un Humvee avec mitrailleuse DSHK de 12,7 mm en tourelle et blindage renforcé ouvre la voie à des combattants de l'EI, accompagné de plusieurs motos dont l'une porte 2 hommes.




    Dans la deuxième séquence de combats, un char T-55 embusqué dans un bâtiment tire sur les positions kurdes.



    A la fin de la vidéo, on voit un Toyota Hilux portant un ZU-23 monotube.



    Kamikazes (identité) : néant.

    Véhicules kamikazes (types, impact) : le SVBIED est un pick-up renforcé avec blindage artisanal et SLAT sur l'avant.



    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : on voit dans l'introduction un groupe de 6 hommes autour d'un véhicule, dont un tireur SVD et un autre portant des roquettes de RPG-7 sous plastique. Il y a plus loin un tireur à la mitrailleuse PK.



    Un chef fait son discours à 12 hommes en intérieur. Plusieurs sont armés de M-16, un autre d'un SVD Dragunov et un autre d'un fusil de sniping artisanal avec frein de bouche.



    2 mitrailleurs PK appuient le SVBIED, l'un est assisté par un pourvoyeur avec AKM dans le dos.





    Dans la première séquence, le groupe de combat de l'EI comprend un tireur PK avec AK-47 dans le dos, un sniper avec fusil lourd artisanal avec frein de bouche, un tireur RPG-7 avec caméra GoPro sur le front, et un tireur à la mitrailleuse MG3. Le RPG-7 expédie une roquette antichar. La plupart des autres combattants ont un AK-47 mais au moins un dispose d'un M-16.
















    Dans la troisième séquence de combats, il y a plusieurs tireurs AK-47, et un tireur d'élite sur fusil lourd artisanal qui sont qualifiés d'inghimasiyyi. L'un d'entre eux se fait exploser, de nuit, au milieu des positions adverses.






    Destructions de véhicules adverses : néant.

    Butin matériel : néant.

    Morts/prisonniers/blessés adverses : néant.

    Morts/blessés de l'EI : un des combattants de l'EI est blessé par un projectile largué par un avion américain.




    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, sous-titrée en anglais.

    Dans la première séquence, une caméra GoPro montée sur le front d'un tireur RPG-7 filme au moins un tir de roquette.



    A partir de la deuxième séquence, un combattant, Abu Omar Al Iraqi, discourt tout au long de la vidéo, entrecoupé par les scènes de combat. Deux cartes évoquent notamment la bataille de Badr (624) et la prise de la Mecque au début de son discours.





    A la fin de la vidéo, l'EI filme les combattants en train de laver les pièces d'un canon KPV et d'une AK-47.






    Religion : dans l'introduction, l'EI filme successivement 3 hommes lisant le Coran. On aperçoit aussi une prière collective de nuit.



    Au début de la vidéo, on entend un discours audio du sheikh Abu Omar al Baghdadi.

    A la fin de la vidéo, 4 hommes lisent le Coran. Un troisième chante aux côtés de deux autres combattants, dont l'un tient un RPG-7. On voit ensuite une prière collective.





    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    Nasheed 1 : ?

    Nasheed 2 : ?

    Nasheed 3 : ?

    Nasheed 4 : ?

    Commentaires particuliers : outre l'appui aérien américain qui frappe de près les combattants de l'EI, on note la présence appuyée des inghimasiyyi, qui interviennent même ici sans emploi préalable de SVBIED.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant
    Titre : Nette victoire.

    Durée : 24 minutes 35 secondes.

    Lieu(x) : l'action se déroule pour partie sur le champ gazier d'al-Shaer, à 45 km au nord-ouest de Palmyre. D'autres séquences prennent place à Huwaysis, village à la frontière des wilayats Homs et Hama de l'EI, qui se situe à 25 km à l'ouest/sud-ouest du champ gazier.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : une des séquences, à Huwaysis, où intervient le L-39 du régime, remonte au 3 mai dernier. La prise du champ gazier d'al-Shaer remonte au début mai 2016, les destructions sur site ayant eu lieu le 16 mai. Les images remontent donc à 2 mois (mise en ligne de la vidéo : 4 juillet).

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'offensive, l'EI déploie des moyens conséquents dans ses attaques.

    Découpage (séquences) :

    1 : 12"-3'24", introduction, images d'archives.
    2 : 3'24"-5'09", discours d'un chef de nuit.
    3 : 5'09"-7'34", pilonnage et début de l'attaque.
    4 : 7'34"-8'44", attaque de nuit.
    5 : 8'44"-12'21", butin, morts adverses, entrée dans le complexe gazier d'al-Shaer.
    6 : 12'21"-15'51", combats à Huwaysis (début mai).
    7 : 15'51"-16'17", discours du 1er kamikaze.
    8 : 16'17"-16'46", explosion du 1er SVBIED.
    9 : 16'46"-17'08", discours du 2ème kamikaze.
    10 : 17'08"-18', explosion du 2ème SVBIED.
    11 : 18'-18'42", hommage aux morts de l'EI.
    12 : 18'42"-22'15", butin.
    13 : 22'15"-24'35", discours d'un combattant et destruction des installations du champ gazier.



    Forces attaquées/adversaire : l'EI attaque les forces du régime syrien. Dans la séquence 6, un Su-22 lâche une bombe sur les positions de l'EI. Il est pris à parti par un ZPU-4 sur Land Cruiser. Un L-39 tire ensuite des roquettes, et il est tiré par le même ZPU-4 et par la mitrailleuse DSHKM de tourelle d'un T-55, puis par un bitube ZU-23 sur pick-up.













    Effectifs engagés/tactiques : dans la séquence 2, un homme, debout à côté d'une moto, parle à plusieurs dizaines de combattants.

    A la fin de la séquence 5, un homme tient un discours près des installations du champ gazier d'al-Shar devant une quinzaine d'hommes, quasiment tous armés d'AK-47.



    Dans la séquence 13, un homme prononce un discours devant 3 autres, dont l'un est blessé à la main droite.



    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : dans la séquence 3, l'EI engage un canon D30 de 122 mm.





    Dans la séquence 6, l'EI dispose d'un mortier de 120 mm.




    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : dans la séquence 3, on voit une colonne avec plusieurs pick-up pour le transport de troupes et un Toyota Hilux avec canon KPV de 14,5 mm. On aperçoit aussi au moins 2 chars T-72M1.





    Un char T-55 avec blindage SLAT sur la tourelle et un char T-72 (le même que précédemment ?) ouvrent le feu. Il y a deux technicals avec KPV de 14,5 mm, dont un sur Toyota Hilux protégé par un bouclier. On voit deux autres technicals du même type ensuite. Il y a aussi un Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23. On voit plus loin un autre Land Cruiser avec ZPU-4.















    Le Land Cruiser avec ZU-23 appuie l'attaque nocturne de la séquence 4, de même qu'un Toyota Hilux avec KPV.



    Une colonne du régime avec chars et véhicules blindés est prise à parti par le ZPU-4 sur Land Cruiser dans la séquence 5.



    Dans la séquence 6, une colonne comprend 3 Hilux pour le transport de troupes et un autre Hilux avec KPV protégé par un bouclier, plus un camion léger Kia Motors bâché à l'arrière fermant la marche.





    On retrouve le ZPU-4 sur Land Cruiser et le T-55 avec blindage SLAT qui ouvrent le feu, de même que le T-72 vu précédemment.








    Un KPV sur Hilux tire sur les combattants du régime une fois la position prise. Le char T-55 qui prend à partie le L-39 intervient aussi.




    Dans la séquence 13, un camion apporte les explosifs (dont des mines) qui servent à faire sauter une partie des installations gazières.



    Kamikazes (identité) :

    1 : Abu Al Maghira al Idlibi (Syrien).



    2 : Abu Iman Al Rifi (Syrien).



    Véhicules kamikazes (types, impact) :

    1 : un BMP-1.






    2 : pas visible dans la vidéo.

    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : dans la séquence 3, le premier groupe de combat visible comprend 15 hommes, dont un pourvoyeur RPG-7 et plusieurs hommes transportant d'autres roquettes.





    Un autre groupe de combat comprend au moins 10 hommes dont un pourvoyeur RPG-7 et un mitrailleur PK avec AK-47 dans le dos.






    Dans la séquence 4, un autre groupe comprend également une douzaine d'hommes dont un tireur RPG-7 avec charge tandem. Ces combattants sont qualifiés par un bandeau d'inghimasiyyin.



    Dans la séquence 5, on peut voir un Toyota Hilux avec mitrailleuse PK sur le toit qui embarque en tout 9 hommes.



    Dans la séquence 6, le groupe de combat qui prend une position du régime compte une dizaine d'hommes, dont un tireur PK avec AK-47.

    Destructions de véhicules adverses :

    Butin matériel :dans la séquence 5, on voit un canon D30 que le régime a saboté avant de se replier. Un premier char T-55 abandonné par le régime est également visible.




    La séquence 12 montre les véhicules capturés : au total 7 chars T-55 en comptant celui vu précédemment, 2 chars T-62, 4 véhicules blindés BMP-1, 1 BM-21 remorqué par un camion, et aussi un canonM-46 de 130 mm. Une dépanneuse remorque un camion dont l'affût à l'arrière est vide. Après avoir vu 3 pick-up/technicals du régime capturé, on voit un autre camion semblable avec bitube ZU-23 à l'arrière. L'EI capture aussi 3 technicals dont 2 portent encore des affûts à l'arrière. Un autre a son KPV de 14,5 mm en place et de l'équipement à l'arrière. D'autres pick-up sont pris de même qu'un autre technical avec KPV. Un camion Kamaz-5350 est également capturé de même qu'un autre camion sans son arme à l'arrière, avec tourelle de protection. Un autre pick-up avec mitrailleuse DSHK protégée par un bouclier est capturé. On revoit encore d'autres véhicules légers de prise.

































    L'EI met la main sur d'importantes quantités d'armes et de munitions. Le groupe charge plusieurs camions avec les caisses de munitions capturées. De nombreuses armes légères et collectives, avec leurs munitions, sont prises. Parmi les nombreuses munitions, on voit dans l'ordre un missile antichar 9M111 Fagot ou AT-4 Spigot, un missile antichar 9M14M (AT-3 Sagger), un lance-missiles antichar Fagotà côté de plusieurs RPG-7, des obus perforants de 100 mm pour char T-55, des obus perforants de 115 mm pour char T-62, des roquettes Grad de 122 mm, des munitions pour le canon 2A28 Grom de 73 mm du BMP-1, au moins 2 missiles antichars 9M131MMetis-M, au moins 4 lance-roquettes thermobariques RPO-A Shmel. L'EI met aussi la main sur des quantités importantes de vivres. Un canon AA S-60 sur affût roulant est également capturé, avec des munitions que l'on voit en caisse.






















    Morts/prisonniers/blessés adverses : dans la séquence 5, on voit 21 corps adverses. Un combattant de l'EI, couteau à la main, discourt à côté d'un cadavre dont il tient la tête sur le torse. Un autre corps a la tête coupée : celle-ci est bourrée de cigarettes dans les orifices.

    Morts/blessés de l'EI : dans la séquence 11 de la vidéo, l'EI montre 4 de ses combattants qui ont été tués durant l'attaque. L'un d'entre eux est Abu Yusef Talmenes (du nom d'un village syrien près de Maarat al Numan), membre de la branche média de l'EI.



    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, sous-titré en anglais.

    L'introduction montre des images d'archives : chute de Palmyre, scène d'exécution par décapitation, destruction des emblèmes du régime syrien... il y a aussi des images montrant la destruction d'antiquités à Palmyre. L'EI montre également l'intervention russe sur le front de Palmyre (en incrustant des images de BM-27 Uragan et de Pantsir S-1 mais qui ne sont pas filmés en Syrie), ainsi que des extraits de ses vidéos passées de la wilayat. On voit aussi des morts russes et d'autres tués du régime. Une colonne de l'EI à la fin de la séquence comprend un char T-62, un camion avec canon AA S-60 de 57 mm, un Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23 et un autre avec quadritube ZPU-4.

    Dans la séquence 6, une caméra GoPro est montée sur le front d'un tireur à l'AK-47.

    Religion : au début de la première séquence, le texte d'un hadith apparaît dans la vidéo.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    1 : ?



    4 : ?






    10 : ?

    11 : ?



    Commentaires particuliers : outre les moyens engagés, toujours conséquents dans la wilayat Homs, il faut noter le butin matériel, très imposant, qui est sans doute l'un des plus importants réalisé par l'EI en Syrie et en Irak pour l'année 2016 jusqu'ici.

    0 0

    L'idée semble bonne au départ : un spécialiste, professeur des universités, Mathieu Guidère, répondant en 100 questions pour expliquer ce qu'est l'Etat Islamique. Mais comme le montre le résultat, la tâche est plus ardue qu'il n'y paraît.

    Précédée d'une carte un peu approximative sur le territoire contrôlé par l'EI en 2015 (p.8), l'introduction pose le cadre de l'ouvrage, où les questions sont découpées en 9 thèmes. On est étonné que lors de la comparaison entre les guerres de religion protestants/catholiques et la guerre actuelle entre sunnites et chiites au sein de l'islam, l'auteur place le schisme chrétien en 1054 (quel rapport avec les guerres de religion ?).

    Dès la première partie, sur la nature et les origines de l'EI, on relève des inexactitudes. Dans la question 2, l'historique de l'intervention de l'Etat Islamique en Irak dans les débuts du conflit syrien est plus que confus, sans parler de la séparation entre l'EII et le front al-Nosra qui donne naissance à l'EIIL. Heureusement M. Guidère est meilleur ensuite : de façon surprenante, lors de la question portant sur la biographie d'al-Baghdadi, il présente mieux cette fois le même historique si confus précédemment ! Les questions relatives à l'histoire de l'islam sont bien traitées, preuve que l'historien maîtrise davantage ce sujet.

    Dans la partie sur la propagande et le recrutement, l'auteur se concentre trop malheureusement sur les publications comme Dabiq et pas assez sur les autres supports (vidéos notamment). On peut douter que l'EI encourage ses combattants étrangers à s'entraîner "à l'aide de jeux de guerre vidéo" (p.89) : les camps d'entraînement en Syrie et en Irak tournent à plein régime, y compris pour les étrangers...

    La partie 5 sur les Forces et modes opératoires est sans doute la plus faible. L'auteur explique p.129 que l'EI "n'a pas d'usines d'armement ni de production de munitions (...) ni d'ateliers de réparation du matériel militaire ni de développement de nouvelles armes". C'est faux : il suffit de voir les ateliers de fabrication de munitions découverts récemment à Falloujah après la reprise de la ville pour s'en convaincre. Les questions sur les tactiques et les principales batailles de l'EI manquent singulièrement de faits précis. La présentation de l'armée irakienne et de ses défaillances est particulièrement sommaire (p.140-142). Pour certaines questions, il est manifeste que M. Guidère emploie des sources de seconde main et n'a pas travaillé à la source, sur les documents de l'EI et sur les sources secondaires permettant de les exploiter. C'est sans doute la faille majeure du livre.

    Les parties suivantes sont marquées par un certain nombre de répétitions (notamment sur le Yémen, qui semble particulièrement intéresser l'auteur). Il est dommage également que les quelques notes de bas de de page présentes renvoient systématiquement... à des travaux de M. Guidère. On aurait aimé trouver d'autres références en notes, car il y en a, et pas des moindres. Les mêmes approximations se retrouvent sur le nombre de Français partis en Syrie/Irak, dans la dernière partie, où l'auteur se contente des chiffres officiels en ignorant les travaux parus à ce sujet.

    Bien que pourvu d'un glossaire (mais de trop peu de cartes : 3 seulement), l'ouvrage laisse le lecteur sur sa faim. Quelqu'un d'un tant soit peu averti n'y trouvera pas grand chose qu'il ne sache déjà ; pour le néophyte, le contenu du livre est handicapé par l'absence d'une bibliographie a minima, mais plus encore par le déséquilibre du livre. Si Mathieu Guidère maîtrise à l'évidence les questions relatives à l'histoire de l'islam, on ne peut en dire autant sur l'organisation Etat Islamique elle-même, comme le montre le cas de la dimension militaire. La faute sans doute à une approche basée sur des sources trop secondaires.

    0 0

    Cette synthèse n°6 confronte les informations recueillies avec le questionnaire sur les vidéos 26, 27, 28, 29 et 30 et dont les analyses ont été mises en ligne sur le blog.

    Pour la première fois depuis que j'ai commencé à analyser les vidéos de propagande militaire de l'EI avec le questionnaire (début de l'année 2016), c'est le théâtre syrien qui domine dans l'échantillon et non plus l'Irak. Nous avons ici une vidéo de la wilayat al-Khayr (Deir-es-Zor), ainsi qu'une deuxième de la même wilayat qui reprend pour partie probablement des images des opérations de la première, et une vidéo de la wilayat Homs. La première vidéo montre les opérations tout autour de la poche du régime centrée sur l'aéroport militaire. La vidéo de Homs concerne les combats à Huwaysis et sur le champ gazier d'al-Shaer. En Irak, ce sont les wilayat Salahuddine et Ninive qui fournissent les 2 vidéos de l'échantillon. La vidéo de Salahuddine montre les opérations autour de Baiji. Il est vraisembable que la propagande de l'EI ait choisi délibérément de mettre l'accent sur ses opérations en Syrie, car la situation en Irak est moins bonne. La ville de Falloujah a été reconquise le 28 juin. Quelques jours plus tôt, l'EI était chassé des monts Makhoul, au nord/nord-est de Baiji, où le groupe avait maintenu une présence depuis la chute de la ville en octobre 2015, fournissant de nombreuses vidéos de propagande militaire à la wilayat Dijlah. En recul en Irak, l'EI conserve pourtant des capacités sur le théâtre syrien, où les choses semblent plus équilibrées, comme le montre cet échantillon.

    Position prise à une unité de la mobilisation populaire-wilayat Salahuddine.


    Celui-ci conserve encore un grand écart entre les opérations montrées et le moment de la mise en ligne sur Internet. Un bon mois sépare les opérations de la vidéo d'al-Khayr, d'avril à fin mai, de la publication. Pour Homs, il y a deux mois de distance (!) entre l'attaque à Huwaysis et sur le champ gazier d'al-Shaer, début mai 2016, et la mise en ligne de la vidéo début juillet. Il n'y a pas de recoupement pour les 3 autres vidéos mais on peut estimer que la durée moyenne de 3 semaines/1 mois de décalage est respectée. Cet aspect nous confirme si besoin l'était que ces vidéos sont toujours des montages de propagande, savamment mis en scène et qu'il faut donc prendre ces documents avec précaution, en multipliant les recoupements et visionnages pour ne rien manquer d'important.



    Les types de vidéos sont variés mais reflète davantage ici la séparation entre théâtres irakien et syrien. La première vidéo d'al-Khayr montre les offensives tous azimuts de l'EI autour de la poche de Deir-es-Zor : les moyens engagés sont conséquents et c'est la dimension conventionnelle des forces militaires du groupe qui ressort ici. A Salahuddine au contraire, l'EI montre davantage des tactiques de guérilla (même si la dimension conventionnelle reste présente avec la colonne mécanisée). Même situation à Ninive où l'EI met en oeuvre des opérations de harcèlement. Pour Homs en revanche, on retrouve une dimension nettement plus conventionnelle : engagement de blindés, d'un canon, de nombreux véhicules et d'une infanterie conséquente. L'EI est donc capable d'adapter ses opérations militaires au théâtre, alors même qu'il est sur la défensive en Irak et parfois au contraire à l'offensive en Syrie.


    Escouade de combattants, avec M-16, SVD Dragunov et fusil improvisé de sniping-wilayat Ninive.

    L'EI affronte toujours des adversaires de nature différente, ce qui explique aussi sans doute les différences relevées à propos des tactiques employées. A Deir-es-Zor, il fait face au régime syrien, certes appuyé par son aviation et des combattants étrangers, mais avec lequel l'EI peut se permettre un affrontement quasi conventionnel, presque à armes égales (sauf sur certains points). A Salahuddine, le raid mécanisé vise des unités de la mobilisation populaire chiite irakienne, cible plus facile, de même que la police irakienne, mais cette dernière tout comme l'armée est appuyée par des moyens aériens (ici hélicoptère de combat Mi-35) et l'EI est obligé d'en tenir compte. Même constat contre les peshmergasà Ninive qui bénéficient d'un soutien aérien rapproché efficace que l'EI peine d'ailleurs à masquer dans sa vidéo.


    Hélicoptère de combat Mi-35 de l'aviation irakienne-wilayat Salahuddine.



    Les effectifs ne font là encore que refléter les différences entre théâtre irakien et syrien. A al-khayr, l'EI dispose d'une infanterie conséquente dans ses assauts contre la poche tenue par le régime, quelle que soit la direction. Fait remarquable qui confirme cette hypothèse : les unités tactiques de base (escouades) sont plus fournies dans cette wilayat, avec au moins 12 hommes et jusqu'à 15. On note d'ailleurs la présence d'inghimasiyyi, les troupes de choc de l'EI. Même constat à Homs où les effectifs sont nombreux et où là encore sont engagés des inghimasiyyi. De nouveau, les escouades semblent plus fournies qu'à l'ordinaire (8-10 hommes en général) avec plutôt 12 voire 15 combattants. A Salahuddine en Irak, les escouades ne comptent que 7 à 9 hommes et globalement les effectifs sont moindres, même si la colonne mécanisée regroupe sans doute plusieurs dizaines d'hommes. Les escouades de Ninive sont relativement même ordre mais on note toutefois la présence d'inghimasiyyi, là aussi (avec un armement plus abondant) : on les voit donc dans pas moins de 3 vidéos sur 5 ce qui est rare. En outre, à Ninive, les inghimasiyyi interviennent sans attaque préalable de SVBIED ce qui est très rare dans les vidéos de propagande militaire de l'EI, et l'un d'entre eux se fait exploser au milieu des positions ennemies.

    Escouade comptant une quinzaine d'hommes, dont un pourvoyeur RPG-7-wilayat Homs.


    Escouade au combat, avec tireur RPG-29 au centre, caché-wilayat al-Khayr.


    L'EI engage de moins en moins de moyens d'appui fixes, conventionnels, et utilise plutôt maintenant des moyens plus légers et mobiles qui relèvent de ses tactiques de guérilla. La Syrie se distingue là encore : à Al-Khayr comme à Homs, l'EI emploie encore des canons, D30 de 122 mm surtout, ou montage à partir d'un M-46 de 130 mm à Deir-es-Zor. Preuve que les conditions tactiques permettent d'éviter la destruction de ces pièces. En Irak par contre, les moyens sont plus légers : roquettes Grad, mortiers de 82 ou 120 mm, fusils de sniping improvisés, canon sans recul SPG-9, canon KPV... moyens que l'on retrouve pour partie en Syrie en plus des pièces lourdes. Le groupe aurait parfois tendance, comme on le voit bien dans la vidéo de Homs, à confier l'appui-feu aux véhicules : chars utilisés comme artillerie mobile, et surtout technicals déployés en masse pour pilonner les positions adverses.

    Canon D30 (122 mm) en action-wilayat Homs.



    Canon improvisé sur un M-46 de 130 mm -wilayat al-Khayr.



    Tir de roquette Grad de 122 mm-wilayat Salahuddine.



    L'utilisation des véhicules confirme ce constat, ainsi que les différences entre Syrie et Irak. A Deir-es-Zor, dans le cadre d'affrontements conventionnels, l'EI engage de nombreux chars T-55 pour appuyer ses combattants, jusqu'à un exemplaire utilisé en combats de rues (avec un véhicule de combat improvisé et un bulldozer). Toute la gamme des technicals est représentée jusqu'au modèle le plus lourd : le camion avec canon AA S-60 de 57 mm, en plus des habituels ZU-23 et KPV. Même constat à Homs où l'appui est essentiellement fourni par les véhicules : chars T-55 et T-72, technicals avec ZPU-4, ZU-23 ou KPV (manque le modèle lourd avec canon de 57 mm)... à noter que la mitrailleuse DSHKM d'un T-55 tire cette fois contre un L-39 du régime. La wilayat de Salahuddine conserve sa tradition de fabrication de véhicules improvisés en Irak : la colonne visible comprend 2 montages sur Dzik-3, en plus d'un autre véhicule improvisé, un M113 et un MT-LB "customisé". Néanmoins, ici, la colonne vise plus le raid que l'affrontement conventionnel que l'on voit en Syrie. Les véhicules sont moins nombreux dans la vidéo de Ninive mais l'on distingue un Humvee aménagé (sans doute par les ateliers de Mossoul : on reconnaît leur patte sur le SVBIED qui ressemble à ceux du fameux "bataillon suicide") et un T-55 embusqué pour pilonner les positions adverses, et qui sert donc à l'appui-feu fixe.

    Camion avec canon AA S-60 de 57 mm-wilayat al-Khayr.
    T-55AV avec sacs de sable sur la tourelle-wilayat al-Khayr.

    T-55 en combat de rues-wilayat al-Khayr.
    T-55 avec blindage SLAT sur la tourelle-wilayat Homs.
    Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23-wilayat Homs.
    Toyota Land Cruiser avec ZPU-4-wilayat Homs.
    MT-LB aménagé avec tourelle embarquant une DSHK et blindage SLAT-wilayat Salahuddine.
    Véhicule improvisé à partir d'un Dzik-3-wilayat Salahuddine.
    M113 avec mitrailleuse PK-wilayat Salahuddine.





    Seule une vidéo, celle de Salahuddine, ne montre pas de kamikaze sur SVBIED, probablement parce que les attaques relèvent du raid et de la guérilla et visent à conserver l'effet de surprise (les objectifs assaillis n'étant pas non plus de grande valeur). Sur les 7 kamikazes visibles, 5 sont identifiés : 4 sont Syriens et 1 Kirghize (on note encore une fois la présence d'un homme d'Asie Centrale parmi les kamikazes, il y en avait deux dans l'échantillonprécédent, avec en tout 3 nationalités représentées), et tous les noms apparaissent dans les vidéos en Syrie où l'emploi des SVBIED est le plus important. Sur les SVBIED visibles, 4 sont des pick-up transformés en SVBIED par l'ajout de blindage artisanal et SLAT et 1 est un BMP-1. Les wilayats syriennes se taillent la part du lion dans leur emploi : à al-Khayr comme à Homs, ils sont utilisés de manière classique, pour ouvrir la voie à un assaut ou harceler les positions adverses, comme celui de Ninive d'ailleurs. Il est logique d'en voir plus ici en Syrie où l'EI est à l'offensive sur les fronts évoqués.



    SVBIED au centre, ressemblant à ceux du "bataillon suicide" de Mossoul-wilayat Ninive.
    BMP-1 comme SVBIED-wilayat Homs.


    L'échantillon montre un nombre important de fantassins. A al-Khayr, le groupe de combat des inghimasiyyi est remarquable de par son armement : plusieurs mitrailleurs PK, plusieurs tireurs RPG-7 avec souvent arme individuelle dans le dos, fantassin transportant plusieurs RPG-26 "consommables" pour un tir en rafales sur les positions adverses... Un autre groupe de combat monte à plus de 20 hommes, avec tireurs PK, lance-grenades RBG-6 et surtout RPG-29 Vampir (on a probablement là aussi affaire à des inghimasiyyin). En combat urbain, là encore l'arsenal est conséquent : outre de nombreuses grenades classiques ou improvisées, les escouades de l'EI, plus fournies (12-15 hommes voire plus), disposent d'une mitrailleuse M249 américaine, d'un lance-grenades PW Mk2 ou assimilé, d'un AGS-17, d'une AK à chargeur tambour, sans compter les snipers incontournables en combat urbain. En tout état de cause, ce front intègre des troupes d'élite avec un armement bien plus fourni qu'en d'autres occasions. A Salahuddine en Irak, en revanche, on retrouve la composition classique avec escouades de 7-9 hommes, tireurs PK et RPG-7 et fantassins. A Ninive, où on a là encore sans doute à faire à des inghimasiyyi, les escouades sont mieux armées : outre les habituelles PK, on voit une MG3 prise aux Kurdes, des RPG-7, des tireurs d'élite sur Dragunov ou fusil de sniping improvisé. Les groupes de combat d'inghimasiyyi de Homs comprennent eux aussi 12 à 15 hommes minimum avec cette fois un armement classique, PK, RPG-7 (mais en quantité).

    Tireur PK-wilayat al-Khayr.
    Tireur AK-wilayat al-Khayr.
    M249 en combats de rues-wilayat al-Khayr.
    Tireur AK-wilayat Salahuddine.


    Tireur RPG-7 avec GoPro sur le front-wilayat Ninive.
    Tireur MG3-wilayat Ninive.


    Logiquement, l'EI engrange davantage de butin en Syrie face à un adversaire avec lequel il arrive davantage à rivaliser sur un plan conventionnel, alors qu'en Irak elle attaque au faible pour pallier à ses handicaps. Sur le front de Deir-es-Zor, les prises sont nombreuses : 2 BMP-1 (plus un détruit), 1 T-72, 1 canon AA S-60 de 57 mm, sans compter les armes légères et collectives. A Salahuddine, l'EI détruit des véhicules légers et plusieurs Humvees, s'empare d'un M1117 en bon état, et capture surtout des armes légères ou collectives : MG3, lance-grenades Mk 19 (prise rare), fusils d'assaut VHS-2 (que l'on voit de plus en plus souvent maintenant aux mains de l'armée, de la police ou des milices chiites), RPG-7, PK... le butin matériel de Huwaysis et d'al-Shaer, en revanche, constitue un succès considérable pour l'EI, sans doute un des plus gros des débuts de l'année 2016. On compte 7 T-55, 2 T-62, 4 BMP-1 et 1 BM-21, plus un canon M46 de 130 mm. D'énormes quantités de munitions sont saisies : un missile antichar 9M111 Fagot ou AT-4 Spigot, un missile antichar 9M14M (AT-3 Sagger), un lance-missiles antichar Fagotà côté de plusieurs RPG-7, des obus perforants de 100 mm pour char T-55, des obus perforants de 115 mm pour char T-62, des roquettes Grad de 107 mm, des munitions pour le canon 2A28 Grom de 73 mm du BMP-1, au moins 2 missiles antichars 9M131M Metis-M, au moins 4 lance-roquettes thermobariques RPO-A Shmel, un canon S-60 de 57 mm avec ses munitions. Les pertes infligées à l'adversaire sont aussi plus élevées en Syrie : sur le front de Deir-es-Zor, une cinquantaine de corps sont visibles ; une vingtaine à Homs. On remarque la pratique courante chez l'EI d'humilier les cadavres adverses en bourrant les orifices de la tête de cigarettes. On en voit tout de même 15 dans les différentes opérations de Salahuddine, mais aucun à Ninive.



    T-72-wilayat al-Khayr.
    Lance-grenades Mk 19-wilayat Salahuddine.
    BMP-1-wilayat Homs.
    2 T-55-wilayat Homs.
    Au centre, des missiles antichars Metis-M, à droite des obus de 73 mm pour canon de BMP-1-wilayat Homs.

    Toutes les vidéos montrent des morts ou des blessés de l'EI, ce qui est rare et montre à la fois la dureté des combats mais aussi peut-être une volonté d'insister sur les sacrifices et les "martyrs" tombés pour la cause. A Deir-es-Zor, où depuis longtemps l'insistance est de mise sur ce dernier aspect, un inghimasi est tué en pleine action (entouré par l'EI durant la séquence pour que le spectateur l'aperçoive bien) et on voit 8 blessés au moins être secourus à la fin de la même séquence. La wilayat Salahuddine montre un combattant tué pendant un des assauts. La vidéo de Ninive montre un fantassin blessé par une frappe aérienne américaine. A Homs enfin, ce sont pas moins de 4 morts de l'EI qui sont filmés, dont un membre de la branche média qui assure les images de propagande visibles dans les vidéos commentées ici.

    Reporter de l'EI tué au combat-wilayat Homs.



    Soins à un blessé-wilayat al-Khayr.




    En ce mois de ramadan, les vidéos de l'EI ne manquent pas de souligner la dimension religieuse de leur combat : prière collective à Deir-es-Zor, prière individuelle à Salahuddine, lectures du Coran, chants et prière collective à Ninive, insertion du texte d'un hadith dans la vidéo de Homs.



    Prière collective-wilayat Ninive.



    0 0

    Ce livre est la reprise de billets en ligne parus sur le site l'Opinion, dans le cadre d'une série baptisé "#Françafrique : derniers mystères". La reprise s'enrichit de 6 chapitres inédites. Ce travail est une collaboration entre un journaliste, Pascal Airault, et un archiviste paléographe, agrégé et docteur en histoire, Jean-Pierre Bat.

    Le terme "Françafrique", utilisé pour la première fois par Félix Houphouët-Boigny, nouveau président de la Côte-d'Ivoire devenue indépendante, avait alors une connotation positive. Ce n'est que dans les années 1990, avec les travaux de F.-W. Verschave, qu'il prend une tournure négative. Derrière le mot, un homme : Foccart, qui chercha par tous les moyens à maintenir l'influence française en Afrique, dans ses anciennes colonies. Le travail des deux auteurs, à la croisée entre l'histoire contemporaine et l'histoire immédiate (et je rajouterai le journalisme) vise à démêler l'écheveau et les partis pris pour présenter des faits, à travers 26 "histoires".

    Les deux auteurs, notamment Jean-Pierre Bat, n'en sont pas à leur coup d'essai sur le sujet (les références apparaissent en notes dès l'introduction), cela se sent. La sélection des 26 exemples est représentative, des plus connus comme l'enlèvement des chefs du FLN en 1956, aux moins connus comme l'empoisonnement de Félix Moumié en 1960 ou l'opération Mar Verde à Conakry en 1970. Un des chapitres les plus intéressants de mon point de vue, puisqu'il se rattache au petit ouvrage que j'avais écrit sur les guerres au Tchad, est l'assassinat à Paris du docteur Outel Bono, opposant tchadien du président Tombalbaye. En revanche le récit de la mort du commandant Galopin, qui suit, est peut-être un peu trop expédié. On retrouve l'affaire impliquant Jean-Paul Ney et ses comparses en Côte-d'Ivoire, en 2007. Je regrette par contre qu'il n'y ait pas de chapitre sur les liens entre la France et l'ex-président Hissène Habré, condamné à la prison à perpétuité au Sénégal en mai dernier.

    L'ouvrage, bâti sur une série d'abord publiée en ligne, se dispense d'appareil critiques. Néanmoins des notes accompagnent l'introduction, chaque chapitre et la conclusion, où apparaissent quelques références. Les ouvrages de S. Smith, utilisés pour d'autres parties, ne sont heureusement pas utilisés pour le cas du Rwanda, où les auteurs préfèrent, et avec raison, G. Prunier. Sur la chute de Laurent Gbagbo en 2011, il n'y a malheureusement que le livre de J.-C. Notin... il faut dire que les ouvrages solides sur le sujet font défaut, comme souvent. En résumé, voilà un bon point de départ pour découvrir la Françafrique sous un angle "dépassionné", pour creuser ensuite  avec des références plus fournies. J'aurais préfèré pour ma part des exemples moins nombreux mais plus développés. Dommage peut-être que l'ensemble soit dépourvu d'illustrations (et même de cartes), ça aurait été un plus.

    0 0

    Pierre Bouet, maître de conférences honoraire à l'université de Caen, était un professeur de latin médiéval. Aujourd'hui à la retraite, et en tant que spécialiste des historiens normands et anglo-normands du milieu du Moyen Age, il se consacre à l'écriture. Son Hastings, déjà paru chez Tallandier, était une synthèse de bonne facture.

    Ici, Pierre Bouet s'attaque à une figure de l'histoire normande : Rollon, le fondateur du duché de Normandie. Problème : les sources sont plus que ténues. Les chroniqueurs de l'Eglise qui rédigent après les faits sont très hostiles aux Vikings devenus Normands. L'historien doit surtout éplucher l'oeuvre de Dudon de Saint-Quentin, dont l'Histoire des Normands est une apologie de la dynastie, tout comme Guillaume de Jumièges qui le suit chronologiquement. Les traces archéologiques étant faibles, l'historien ne peut qu'utiliser d'autres sciences auxiliaires comme l'anthropologie et la toponymie.

    C'est pourquoi le travail est plus une mise en contexte du personnage, sur lequel on sait finalement peu de choses, qu'une véritable biographie. Le premier chapitre explique le déroulement des raids vikings sur l'Occident, le monde des vikings, les causes de leurs attaques et leurs tactiques, ce qui occupe un bon tiers du livre. Dès la page 25 apparaît la première carte : le livre est illustré au fil du texte (comme avec les dessins des navires vikings p.39) ce qui est excellent.

    Le deuxième chapitre tente de dresser les origines de Rollon. Pierre Bouet penche pour l'hypothèse norvégienne : Rollon aurait été le fils d'un puissant jarl de la région de Trondheim, proche du roi Harad à la Belle Chevelure, mais Rollon aurait été banni par le souverain. Né dans les années 850-860, le banni se serait réfugié dans les îles au nord de l'Angleterre, avant de passer sur celle-ci. Il aurait ensuite mené des expéditions en Frise et en Lotharingie avant de s'installer en Neustrie, en 876 selon Dudon, mais cette date pose des problèmes de cohérence avec d'autres sources : tout au plus sait-on qu'il y est présent assez tôt, il aurait participé au grand raid sur Paris de 885-888. Il aurait mis à sac la ville de Bayeux et trouvé sa femme "more danico", Popa. Après une expédition en Angleterre, il revient dévaster le centre de la France. C'est là que Rollon subit une sévère défaite, à Chartres.

    Le traité de St-Clair sur Epte, qui donne naissance au duché de Normandie, est un processus plus complexe que ne le laisse paraître Dudon. Les deux camps sont épuisés : le roi Charles le Simple cherche surtout à fixer un chef de bande qui serait capable de contrôler ses semblabes, la manoeuvre est donc politique. Pour Pierre Bouet, ce ne sont pas tant les deux chefs que leurs dépendants qui ont poussé à un accord, de chaque côté. Les deux camps se connaissent bien : les Vikings de Rollon sont depuis longtemps présents en Neustrie et ils ne leur manquent plus, finalement, qu'une terre où s'installer. Le traité s'accompagne de la christianisation des Vikings, processus là encore compliqué. La colonisation se fait par vagues successives après le traité, avec aussi bien des Danois que des Norvégiens. La plupart sont en fait venus non de Scandinavie mais d'Angleterre, d'Irlande ou d'Ecosse où ils étaient déjà installés. Malgré la proximité avec l'archevêque de Rouen, la tradition nordique se maintient dans le droit de la mer, le droit pénal et le droit de la famille. La Normandie s'étend d'abord pour correspondre à la province écclésiastique de l'archevêché, ce qui est fait dès 933. Rollon installe un pouvoir fort qui est quasiment l'équivalent de celui du roi carolingien. Il est comte de Rouen, prince des Normands, avant de devenir marquis sous Louis IV et duc avec Hugues Capet. Rollon se veut le restaurateur de l'ordre public. Il procède au partage des terres, à la restauration des églises. Rollon meurt en 932-933 : son fils Guillaume Longue-Epée, qu'il avait associé au pouvoir, lui succède.

    Dudon de Saint-Quentin réalise une oeuvre de commande : il faut réhabiliter l'image du Normand qui passe toujours pour un pirate. Dudon voit dans les Vikings le châtiment envoyé par Dieu pour l'impiété des Francs. En outre il se sert des procédés de la littérature antique. Aussi Dudon fait-il de Rollon un descendant des Troyens, comme c'est souvent la mode à l'époque dans les grandes familles dirigeantes ; il est élu de Dieu qui lui envoie des visions. Son baptême le transforme en bon chrétien. Son fils Guillaume intègre les Normands au christianisme. Richard Ier joue le rôle du martyr. Ainsi, par un chemin tortueux, les Vikings s'intègrèrent durablement au monde carolingien : le duché prospère jette les bases de l'expansion ultérieure.

    0 0

    13-14 septembre 1515 : l'armée française du roi François Ier défait les Suisses, considérés comme la meilleure infanterie d'Europe, après un combat sanglant où les tués l'ont été pour l'essentiel dans la mêlée. Marignan conclut une campagne de 3 mois et a bien failli ne pas avoir lieu. Le succès donne la gloire, orchestrée par la propagande royale, à François Ier : la bataille devient une date clé du roman national. Elle devient ensuite le symbole d'une histoire-bataille vide de sens. Outre qu'elle marque aussi un point de repère pour séparer la période médiévale de la période moderne, Marignan est pourtant très importante dans l'histoire suisse : la Confédération abandonne ses rêves de grandeur et entre dans l'orbite française. Marignan n'est pas le symbole, pour l'auteur, de la révolution militaire que l'on voit se dessiner durant les guerres d'Italie : bien au contraire, c'est le crépuscule de deux types de combattants : le fantassin suisse et l'homme d'armes français. La bataille a peu intéressé les historiens militaires. C'est pourquoi Amable Sablon du Corail tente d'en proposer une histoire globale, et pas seulement bataille. Avec ce gros volume pour la collection L'histoire en batailles (plus de 380 pages de textes, sans compter les annexes, les notes, la bibliographie), on peut dire que le pari est réussi.

    L'ouvrage se décompose en 14 chapitres. Le premier pose le cadre général des deux adversaires, le royaume de France et la confédération suisse. François Ier hérite en 1515 d'un royaume qui bénéficie d'un véritable âge d'or : modération fiscale du souverain, concorde entre le roi et sa noblesse, ce qui favorise l'aventure italienne. La Confédération, quant à elle, naît de la rencontre de trois aires différentes, avec espaces urbains et ruraux, qui cherchent à se débarrasser de la tutelle féodale, de l'Empire notamment. Délivré des Habsbourg à la fin du XIVème siècle, les Suisses entament une expansion seulement freinée par les dissensions internes. Les guerres de Bourgogne contre Charles le Téméraire en font un acteur incontournable. Mais les 13 cantons suisses n'ont pas de cohérence : ils n'ont pas tous la même organisation politique. C'est une nation sans Etat, soudée par les victoires sur le champ de bataille.

    A quoi tient la supériorité militaire suisse avec ses fantassins ? A la survivance d'une forme de milice communale, rurale ou urbaine. La société suisse a encore du mal à canaliser une violence, la force physique déterminant souvent la place de l'individu dans le groupe. Le combattant suisse se déchaîne sur le champ de bataille ce qui donne naissance à une triste réputation de férocité. Le fantassin suisse est équipé d'une hallebarde, puis de plus en plus d'une pique, avec une épée longue et une dague, quasiment sans protection individuelle. Il n'y a pas d'entraînement : les combattants suisses se forment dans un cadre privé, et se battent avec leurs proches, ce qui renforce l'esprit de corps. La discipline est inexistante : les Suisses chargent frontalement et c'est quasiment tout. Les cantons ne peuvent empêcher, à chaque guerre, le départ de volontaires (Freiknechten) qui combattent pour leur compte et suivent les troupes. Ils ne peuvent financer longtemps l'effort de guerre : l'armée se dissout vite quand elle n'est plus payée ou qu'elle n'a plus rien à manger, d'où la recherche d'une bataille décisive.

    L'armée française est à l'opposé. François Ier hérite de l'appareil forgé sous Charles VII pendant la fin de la guerre de Cent Ans : polyvalent, expérimenté, équilibré, avec deux atouts de poids, la cavalerie lourde des compagnies d'ordonnance et l'artillerie. Manque juste une infanterie comparable aux Suisses, que la France puise chez les mercenaires. Pendant longtemps le royaume est le seul à pouvoir entretenir une armée permanente. Les compagnies d'ordonnance sont devenues des unités de cavalerie lourde ou semi-lourde très marquées par la prépondérance aristocratique. La noblesse assure la formation de ces combattants. Très efficace, cette cavalerie revient pourtant cher au royaume alors que s'affirme la supériorité de l'artillerie et de l'infanterie. L'artillerie est devenue une spécialité française : à l'époque de Marignan, elle est en avance sur ses adversaires, tirant des boulets de fer ou de plomb. En revanche l'infanterie n'est pas de la même qualité : le royaume n'a pas su pérenniser l'institution des francs-archers. Pour pallier ce défaut, les rois, depuis Louis XI, recrutent des mercenaires : Suisses ou lansquenets du Saint-Empire. Leur présence ou leur absence expliquent souvent victoires ou défaites de la Frnace pendant les guerres d'Italie. Reste quand même l'efficacité des Gascons, infanterie légère spécialisée.

    L'Italie est alors divisée, soumise à des acteurs rivaux, dont le Saint-Empire, la papauté et le royaume de France. Au royaume de Naples devenu aragonais s'oppose le duché de Milan, Venise, une superpuissance en déclin, Florence, la république terrassée et le pape, champion de l'indépendance italienne. C'est d'ailleurs lui qui crée la Ligue catholique, en 1511, contre la France, après avoir soutenu l'intervention de celle-ci en Italie, par peur de la puissance trop grande prise par le royaume. La fin du règne de Louis XII est marquée par les défaites, à Novare, et par la première invasion du royaume depuis la fin de la guerre de Cent Ans (les Suisses sont devant Dijon en 1513).

    François Ier, qui n'a plus que Venise comme alliée, reprend à son compte les guerres d'Italie. Aspirant à la monarchie universelle, il prend lui-même la tête de l'armée. Les Suisses, quant à eux, sont grisés par leurs succès récents, mais ulcérés par le non-respect du traité signé avec la France en 1513. La sécurité des frontières garantie, François jette toutes les finances du royaume dans le recrutement de son armée, dont la moitié est composée de lansquenets.

    Les Suisses sont travaillés par Matthaüs Schiner, prince-évêque de Sion, farouche adversaire des Français. Les Français, profitant des divisions entre familles aristocratiques, prennent pied à Gênes. Les Suisses envoient alors plus de 20 000 hommes dans le duché de Milan pour s'opposer à l'avance des Français qu'ils jugent imminente. Très vite, des problèmes de ravitaillement se posent aux Suisses. Surtout, François Ier réussit le franchissement des Alpes par surprise, prenant une route que les Suisses n'avaient pas envisagée.

    Le 12 août 1515, dans un épisode illustrant la prépondérance des escarmouches, courses et autres embuscades dans les guerres d'Italie, les compagnies d'ordonnance françaises, bien renseignées par la population, tombent sur un parti milanais à Villafranca et capturent le capitaine général du duché, Prospero Colonna. Derniers feux d'une cavalerie de moins en moins faite pour ce genre de combats, les cavaliers se spécialisant avec les armes à feu et devenant plus légers.

    Les Suisses ne peuvent financer longtemps l'effort de guerre. La défaite de Villafranca achève de sanctionner les divisions sur la stratégie à adopter. Une partie du corps de bataille rebrousse chemin, mettant à sac le duché de Milan pour subvenir à ses besoins. Les capitaines en campagne, qui reçoivent une délégation de pouvoirs assez importante, négocient avec le roi de France dès la fin août. Mais les cantons eux, sont hostiles à ces négociations et renvoient des troupes supplémentaires. Néanmoins le traité de Gallarate est signé le 8 septembre, alors que les Français ont pénétré dans le Milanais.

    Il reste alors 30 à 40 000 Suisses en Italie. Les Vénitiens immobilisent les troupes espagnoles qui pourraient faire la jonction avec eux. Les Français contournent Milan par le sud. Le lendemain de la signature du traité de Gallarate, Schiner réussit à retourner la majorité des capitaines des cantons qui rejettent le traité. Un véritable putsch éclate à Milan et les contingents suisses se mettent en marche d'eux-mêmes pour aller affronter l'armée française, Schiner perdant le contrôle de sa manoeuvre.

    L'armée française aligne 8 à 9 000 hommes dans les compagnies d'ordonnance, plus de 30 000 fantassins dont 23 000 lansquenets. Face à eux, 20 à 25 000 Suisses, manoeuvrant sur un terrain compartimenté. La première bataille suisse culbute l'avant-garde française du connétable de Bourbon, prise par surprise, et ce malgré l'intervention de l'artillerie. La bataille de François Ier arrive en renfort et les compagnies d'ordonnance chargent les flancs des Suisses, charges multiples et coûteuses, qui ne peuvent que les ralentir sans les repousser. A la nuit tombée, les Suisses ont marqué des points, mais hésitent sur la stratégie à suivre, alors que les Français peuvent se reposer et se reprendre. Ils creusent et aménagent des positions défensives, concentrent l'artillerie autour de deux grosses positions ainsi que les arbalétriers. Les trois colonnes suisses qui s'élancent sont brisées par les feux français : les lansquenets se hissent au niveau de leurs adversaires suisses. C'est une mêlée au corps-à-corps, à l'arme blanche, qui se transforme en boucherie car elle dure longtemps, ce qui est rare. Les Vénitiens arrivent pour la poursuite sur le champ de bataille.

    Les Suisses sont poursuivis et pour partie taillés en pièces. Les Français prennent le Taureau d'Uri et la Vache d'Unterwald, deux des cors de guerre légendaire des cantons. Les Suisses ont sans doute perdu 8 000 tués, et les Français moitié moins. Pour les Suisses, cela représente 1% de la population, ce qui est énorme. Ce qui frappe c'est surtout que la plupart des tués l'ont été dans le corps-à-corps. François Ier met la main sur le duché de Milan : il a été adoubé sur le champ de bataille par Bayard, ce qui pour l'auteur est probablement authentique, bien que cela serve efficacement, aussi, la propagande royale. La victoire divise profondément les vaincus, les Suisses : la Confédération est au bord de l'implosion.

    La paix vient après une ultime intervention de l'empereur et de ses alliés, qui se termine en fiasco. La victoire française tient aux capacités financières de la monarchie, dont les revenus permettent de mettre en ligne une armée puissante. Ce ne sera plus le cas à la fin des guerres d'Italie. Les Suisses ont perdu mais le plus étonnant est qu'ils aient presque failli gagner le 13 septembre au soir, ce qu'ils doivent à leur système militaire. Le fantassin suisse, comme l'homme d'armes français, se bat d'abord pour son honneur. Mais en réalité, les deux modèles militaires qui s'affrontent sont à bout de souffle, compagnies d'ordonnance françaises et infanterie suisse. La prépondérance française en Suisse après Marignan n'est pas exclusive.

    Amable Sablon du Corail réalise bien, à travers ce livre, un essai d'histoire globale sur la bataille de Marignan, bien au-delà de la simple histoire-bataille, est qui bien présente, mais remise dans son contexte politique, social, culturel même. Après la lecture de ce livre, difficile désormais de seulement associer Marignan à la date 1515 et seulement cela. L'ensemble représente sans doute un des meilleurs volumes de la collection.

    0 0

    Valeriy Zamulin est un historien russe spécialiste de la bataille de Koursk, sur laquelle il travaille depuis 1996. C'est lui qui en 2002 a publié les premières données inédites sur la bataille de Prokhorovka, qui contredisait la version traditionnelle de la bataille. Il travaille aujourd'hui à l'université d'Etat de Koursk.

    Cet ouvrage-ci est en quelque sorte le complément à un précédent, paru en 2011, également traduit par Stuart Britton pour les éditions Helion et qui se focalisait sur la bataille de Prokhorovka (je l'ai lu mais il me reste à le commenter en détails ici). Imposant, il s'agit en fait d'un album photo commenté sur la bataille de Koursk. C'est le résultat d'un travail de plus de 20 ans de l'historien pour retrouver des photos pertinentes bien associées à la bataille. Comme le rappelle Zamulin, la lenteur du travail vient aussi de l'identification certaine des photographies avec la bataille de Koursk : dans les lieux d'archives russes, les photographies n'avaient parfois pas été classées correctement, et par ailleurs le secret durant le conflit empêchait les descriptions détaillées et même la mention du lieu où avait été pris la photo. Sans compter parfois que les équipes d'archivistes ne comprennent pas forcément d'historien militaire ou de spécialiste de la chose.

    L'ensemble de plus de 500 photos dénichées par Zamulin est réparti en 5 parties : la première illustre la formation du saillant de Koursk et les préparatifs défensifs des Soviétiques, la deuxième la bataille sur le côté nord du saillant, la troisième la bataille sur le versant sud, la quatrième la contre-offensive soviétique dans la saillant d'Orel (opération Koutouzov) et la dernière la contre-offensive autour de Bielgorod et Kharkov (opération Roumantsiev). C'est donc la définition soviétique de la bataille qui est adoptée, avec un focus intéressant sur les prolégomènes, la formation du saillant et les préparatifs défensifs. Il n'y a pas que des clichés soviétiques puisque Zamulin a également inclus des photos allemandes capturées par l'Armée Rouge.

    Le bref texte qui précède chaque partie (5-6 pages en moyenne) ne contient rien d'original par rapport aux travaux de Zamulin. La perspective est plutôt soviétique et on n'apprendra rien de neuf ici. Le point fort du livre, ce sont évidemment les clichés, qui ne sont pas limités à la guerre terrestre puisqu'ils présentent aussi la dimension aérienne. L'immense majorité des photos est effectivement inédite, ce qui fait la force du volume. On peut regretter parfois que la légende ne soit pas plus détaillée (Zamulin aurait pu par exemple retrouver l'unité allemande dont on voit l'emblème sur le camion de la photo p.24). Certaines identifications de matériels laissent parfois songeur (Pak 40 allemand ou plutôt Pak 38 p.25 ?). Parfois Zamulin n'identifie pas les armes visibles sur les photos, comme le PTRD p.42 ou les véhicules allemands p.54-55. Mais il y a aussi des photos uniques comme celle de ce train blindé soviétique p.76. ou celles de la destruction d'un bunker allemand p.110. V. Zamulin fait bien la distinction également entre photos "posées" pour la propagande et photos plus spontanées, prises sur le vif. La deuxième partie comprend de nombreuses photos des combats à Ponyri. A noter aussi la présence notable des femmes soldats soviétiques sur les clichés. Le volet de cartes au milieu du livre aurait mérité des légendes détaillées. On remarque par contre la présence de caricatures soviétiques parmi les clichés, ce qui est intéressant.

    Malgré ses quelques légers défauts, et au vu du contenu, cet album photo commenté de V. Zamulin s'adresse surtout aux passionnés du front de l'est qui souhaitent enrichir leur collection "en images" sur la bataille de Koursk.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Ensuite ce sera pour eux une source de regret, ensuite ils vaincront.

    Durée : 34 minutes 51 secondes.

    Lieu(x) : le 1er SVBIED qui explose dans la vidéo intervient à Doudian, à 10 km au nord de la fameuse localité de Dabiq, et à 4 km seulement au sud de la frontière turque. Le 3ème kamikaze identifié se jette sur des positions des rebelles à Baghidiyn, à 2,5 km au nord-est de Doudian, à 1 km de la frontière turque. Le 4ème kamikaze identifié se jette sur des positions rebelles à Dahlat, à environ 5 km au nord-ouest de Doudian. Le 5ème kamikaze identifié opère à Mazra, à 5 km à l'ouest de Doudian. Les combats contre le régime de la vidéo ont lieu dans le secteur de Khanasser, mais aussi pour la séquence 5 à Kafr Saghir, juste au nord du district industriel de Sheikh Najjar.  La séquence 6 montre des images rebelles à al-Raï. Ceux contre les Kurdes près de Manbij.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : les images du butin sur le front de Khanasser correspondent aux photos mises en ligne par l'EI après la bataille du 15-16 avril. On peut supposer que les images des rebelles syriens datent environ du même moment, soit 3 mois environ avant la mise en ligne de la vidéo. D'autres images du front de Khanasser correspondent à un reportage photo du 25 février (séquence 4). Les combats de la séquence 5 contre le régime collent avec un reportage photo du 20 avril. Les images rebelles de la séquence 6 semblent dater de début avril, lors de la reprise d'al-Raï alors que celles des combats contre le régime de la même séquence correspondent à un reportage photo du 14 avril.

    Type de vidéo : c'est un montage complexe, alternant images d'offensives et images prises à l'ennemi ou incrustées à partir de sources extérieures (télévision, etc).

    Découpage (séquences) :

    1 : 17"-35", carte des provinces de l'EI, images d'archives.
    2 : 35"-4'12", discours du kamikaze Abu Anas Al Babi, aperçu de nombreux SVBIED, explosion de l'un d'entre eux à Doudian.
    3 : 4'13"-8'07, intervention de SVBIED à Doudian et dans les villages alentours.
    4 : 8'07"-13'22", images prises aux rebelles syriens et insertion de séquences télévisées, combats à Khanasser contre le régime syrien.
    5 : 13'22"-16'50", combats contre le régime syrien.
    6 : 16'50"- 26'15", images prises aux rebelles syriens, combats contre le régime à Khanasser.
    7 : 26'15"-32'49", combats à Manbij contre les Kurdes.
    8 : 32'49"-34'51", le butin matériel.



    Forces attaquées/adversaire : l'EI affronte pour partie dans la vidéo les rebelles syriens. Dans la séquence 3, il filme un F-15 et un A-10 en vol. Dans cette même séquence, plusieurs corps de rebelles syriens portent l'emblème de Fatah Halab. 2 drones sont également filmés en vol.




    Dans la séquence 4, l'EI insère des vidéos prises aux rebelles où l'on voit des A-10 tirer contre les combattants de l'EI. Mais c'est le régime syrien qui est combattu à Khanasser.



    Dans la séquence 5, l'EI insère de nouveaux des images filmées par les rebelles syriens. Mais de nouveau les images montrent des combats contre les troupes du régime.

    Dans la séquence 6, on trouve de nouveau des images prises aux rebelles syriens. Il y a également de nouveau l'intervention d'un A-10. L'EI combat le régime sur le front de Khanasser : on peut voir les combattants s'enfuir. Un des corps porte l'emblème de la milice chiite irakienne Harakat Hezbollah al-Nujaba. Dans une tente, les hommes de l'EI trouvent un drapeau de Liwa Fatemiyoun, la brigade composée d'Afghans chiites recrutés par les Iraniens.




    Dans la séquence 7, l'EI affronte les SDF, les Kurdes des YPG mais aussi des rebelles arabes comme la 99ème division de l'ASL, dont on voit le drapeau, qui fait partie de cette coalition.



    Effectifs engagés/tactiques : comme souvent dans la wilayat Halab, l'EI dispose d'une infanterie assez fournie. dans la séquence 6, un important groupe de combattants de l'EI (plus de 30 hommes) est visible.



    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : dans la séquence 4, sur le front de Khanasser, l'EI bombarde les positions du régime syrien avec un canon D30 de 122 mm et un canon M46 de 130 mm. Il emploie aussi un lance-roquettes artisanal pour roquettes de 107 mm et un mortier moyen (82 mm ?). Un lance-missiles antichars Konkurs frappe un véhicule du régime. Un autre tir touche des positions du régime.
















    Dans la séquence 5, un canon M46 de 130 mm pilonne les positions du régime ainsi qu'un mortier moyen (82 mm ?). Un canon SPG-9 est porté à l'épaule pour le tir.








    Dans la séquence 6, l'EI utilise un mortier moyen (82 mm ?), un canon D30 de 122 mm et un canon M46 de 130 mm. Un lance-missiles antichars Konkurs prend à partie un véhicule du régime.









    Dans la séquence 7, l'EI tire un missile antichar (lanceur non visible) sur un véhicule des YPG près de Manbij.




    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : un char T-72 est visible dans la séquence 3.



    Dans la séquence 4, à Khanasser, un T-72 et un T-55 sont utilisés. Deux technicals, l'un avec KPV monotube et l'autre avec un ZPU-2, engagent aussi les positions du régime.





    Dans la séquence 5, l'EI engage un T-55 contre le régime et un bitube ZU-23 sur Toyota Land Cruiser. Il y a aussi un canon KPV sur véhicule.








    Dans la séquence 6, un camion embarque un canon S-60 de 57 mm qui ouvre le feu en tir tendu. Un Toyota Hilux avec ZPU-2 tire sur les positions du régime syrien.



    Kamikazes (identité) :

    1 Abu Anas Al Babi (Syrien)



    2 Ja'afar Al Maghrebi (Maghreb ?)



    3 Abu Abida Al Homsi (Syrien)



    4 Abu Ma'az al Halabi (Syrien, très jeune)



    5 Abu Abida Al Homsi

    6 Abu Ali Al Imarati (Emirats Arabes Unis)



    7 Abu Khaled Al Uzbaki (Ouzbek ; son discours est sous-titré en arabe)



    8 Abu Al Iman Al Hamawi (Syrien)

    9 Abu Ahmad Al Manbiji (Syrien). On ne le voit pas se tuer mais il porte une ceinture d'explosifs, c'est probablement un inghimasi.



    Véhicules kamikazes (types, impact) :

    1 : pick-up avec blindage artisanal sur l'avant et les côtés.

    2 : voiture légère avec blindage artisanal sur l'avant.

    3 : camion avec blindage artisanal sur l'avant.

    4 : camion avec blindage artisanal sur l'avant et les côtés.

    5 : voiture légère grise avec blindage artisanal sur l'avant et les côtés. Elle se fait sauter au milieu de combattants rebelles syriens à Doudian.

    6 Ja'afar Al Maghrebi pilote une voiture légère blindée artisanalement sur l'avant et les côtés. Il se jette sur une position des rebelles syriens à Doudian.

    7 Abu Abida Al Homsi pilote un véhicule léger blindé artisanalement. Il se jette sur des positions des rebelles syriens à Baghidiyn.

    8 Abu Ma'az al Halabi pilote un camion blindé artisanalement. Il se jette sur les positions des rebelles à Dahlat.

    9 Abu Abida Al Homsi se jette sur les positions des rebelles à Mazrah.

    10 Abu Ali Al Imarati pilote un camion blindé artisanalement sur les côtés et l'avant et se jette sur les positions du régime à Khanasser.

    11 Abu Khaled Al Uzbaki pilote un pick-up surblindé devant lequel il fait son discours. Il se jette contre les positions kurdes près de Manbij.

    12 Abu Al Iman Al Hamawi pilote un pick-up renforcé de blindage artisanal. Il vise aussi les positions kurdes près de Manbij.

    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) : dans la séquence 3, un groupe de combat de l'EI est visible : 15 hommes environ avec mitrailleuse PK, RPG-7 et lance-roquettes antichars consommables (RPG-26 ?).



    Dans la séquence 4, un groupe de combat de l'EI se lance à l'assaut des positions du régime à Khanasser après l'explosion d'un SVBIED, au crépuscule (scène filmée ensuite en vision nocturne). Le groupe de combat comprend au moins une quinzaine d'hommes.






    Dans la séquence 5, le groupe de combat de l'EI dispose d'un ou plusieurs tireurs RPG-7. Celui qui est engagé en combat urbain dispose de plusieurs mitrailleuses PK, d'un tireur RPG-7 avec son pourvoyeur. Les combattants de l'EI jettent une grenade avant de pénétrer dans un bâtiment.










    Dans la séquence 6, un chef de groupe fait un discours à ses hommes (12 environ). Lors des combats contre les troupes du régime, le groupe visible comprend un tireur PK.

    Dans la séquence 7, un sniper avec M-16 à lunette abat un combattant kurde d'une balle en pleine tête.




    Destructions de véhicules adverses : néant.

    Butin matériel : dans la séquence 5, l'EI filme 1 ou 2 BM-21 Grad capturés sur le régime ainsi que des caisses de munitions.





    La séquence 8 présente le butin matériel : une mitrailleuse cal.30 américaine prise aux rebelles, des mines, des grenades, un mortier lourd, des technicals avec bitube ZU-23 et canon KPV ou mitrailleuse DSHK, un lance-grenade bulgare de 40 mm MSGL Arsenal et un autre RBG-6 croate de même calibre, de nombreuses munitions variées, des lance-roquettes RPG-7, des M-72 LAW (au moins 1), un canon de l'enfer et un M-16. Sur le régime, l'EI prend  de nombreuses armes légères (AK) et collectives (RPG-7), des caisses de munitions, un canon Type 59-I de 130 mm, un automoteur d'artillerie 2S1 Gvozdika de 122 mm, un obusier D-20 de 152 mm, le BM-21 Grad déjà aperçu, un camion avec quadritube ZPU-4, un LRM Type 63.




































    Morts/prisonniers/blessés adverses : 4 corps de rebelles syriens sont visibles dans la séquence 3. De nombreux autres sont visibles également mais toutes ces images sont des archives de vidéos précédentes de la wilayat.

    Dans la séquence 4, plusieurs corps de combattants du régime sont visibles pendant l'assaut filmé en vision nocturne.

    Dans la séquence 5, 4 corps de combattants du régime sont visibles, dont un a la tête tranchée.

    Dans la séquence 6, un combattant rebelle s'étant filmé en train de se réjouir de la destruction de symboles de l'EI sur les murs d'une localité reconquise est montré en parallèle décapité, sa tête manifestement abîmée à dessein. Plus loin, après les combats contre les forces du régime à Khanasser, 3 corps sont visibles (dont 1 décapité par un combattant de l'EI). L'un d'entre eux porte l'emblème d'épaule de la milice chiite iralkienne Harakat Hezbollah al-Nujaba qui combat également en Syrie. 1 autre soldat est capturé.

    Morts/blessés de l'EI : dans la séquence 5, l'EI montre visiblement 2 de ses combattants tués.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, sous-titré en anglais.

    Le bandeau de séparation des séquences avec le titre de la vidéo reprend en arrière-plan des images d'un jeu vidéo sur la Seconde guerre mondiale (front de l'est) : on reconnaît les Tigres II faisant face à des SU-152.



    Dans la séquence 3, une carte montre la wilayat Alep avec les noms d'Alep et Manbij ; en dehors apparaît seulement le nom de Raqqa.



    Dans la séquence 4, un extrait de la télévision inséré dans la vidéo comprend un bandeau indiquant que les Kurdes sont entrés dans Tal Rifat. A Khanasser, les combattants de l'EI détruisent les portraits de Hafez et Bachar el-Assad.

    Dans la séquence 5, l'EI filme un des membres de sa branche média, Abu Hafez Al Halabi, faisant le coup de feu à l'AK-47.



    Dans la séquence 7, le groupe insiste sur le siège de Manbij par les Kurdes de l'YPG, soutenus par les forces spéciales occidentales. Une carte montre d'ailleurs l'intention prêtée aux Kurdes de former un Etat continu sur le pourtour nord de la Syrie. Un combattant chante ; à sa gauche, un autre portant une caméra GoPro au front.

    Religion : dans la séquence 3, deux combattants lisent le Coran.



    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    1 : ?

    2 : ?

    3 : 11'55" - 13'11"Dawlatal Islami Suliy


    5 : 15'09" - 16'17"Ilejhim Rakibna


    7 : 29'49" - 30'42"Saraya dawlaty


    Commentaires particuliers : ce montage est particulièrement long (plus de 30 minutes). Ces derniers temps, les vidéos de propagande ont tendance à s'allonger : on est dans la tendance. La wilayat Halab est sous les feux des projecteurs : l'EI présente les combats contre les rebelles syriens, les Kurdes et le régime comme un ensemble cohérent, ce qui n'est peut-être pas forcément le cas. On note le butin matériel conséquent réalisé à la fois sur le régime et les rebelles syriens.



    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn, https://twitter.com/binationale et https://twitter.com/MathieuMorant

    Titre : Raid sur les villages d'Amerli.

    Durée : 9 minutes 51 secondes.

    Lieu(x) : le raid de la vidéo se déroulerait dans les environs d'Amerli, célèbre pour le siège que l'EI y a tenté entre juin et août 2014, avant que la localité ne soit dégagée par les milices chiites et les peshmergas. La ville est à environ 90 km au nord-est de Samarra et à 84 km à l'est de Tikrit, et à 105 km au sud-est de Baiji.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : pas de correspondance mais au minimum les opérations montrées datent de 3 semaines/1 mois si on est dans la moyenne habituelle.

    Type de vidéo : c'est une vidéo de raid, ici mené de nuit, d'ampleur limitée.

    Découpage (séquences) :

    1: 13" - 3'24", introduction, images des adversaires, images d'archives de l'EI, images de la tuerie d'Orlando.
    2 : 3'24" - 9'51", raid nocturne sur une position adverse.



    Forces attaquées/adversaires : l'EI montre dans la séquence 1 des images de l'armée irakienne : on y voit notamment un char M1 Abrams et un Humvee de l'Iraqi Counter-Terrorism Force (on voit les initiales sur le véhicule) armé d'un lance-missiles antichar Kornet-E. On aperçoit aussi des images des rebelles syriens et des SDF, un A-10.



    Effectifs engagés : un des Toyota Hilux du convoi de la séquence 2 transporte 7 combattants à l'arrière, plus les 2 à l'avant.

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : Néant.

    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : dans la séquence 2, le convoi de l'EI comprend 6 véhicules dont au moins 4 Toyota Hilux (un en technical).




    Kamikazes (identité) : Abu Jarah Al Iraqi (Irakien).



    Véhicules kamikazes (types, impact) : un 4x4 Nissan Patrol renforcé de blindage artisanal sur l'avant et les côtés et de blindage SLAT à l'avant.



    Un autre kamikaze parle, de nuit, devant un SVBIED du même type, mais on ne le voit pas en action.

    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) - groupes de combat et leurs tactiques : le groupe d'assaut nocturne de la séquence 2 comprend 1 voire 2 tireurs PK et de nombreux fusiliers avec AK.





    Destructions de véhicules adverses : lors de l'assaut de nuit, au moins 2 véhicules adverses sont incendiés.



    Butin matériel : Néant.

    Morts/prisonniers/blessés adverses :à la fin de la vidéo, 3 corps sont d'abord visibles, dont 1 porte le grade de Second Lieutenant (police fédérale irakienne ?). 2 autres corps sont vus dans un véhicule en flammes.

    Morts/blessés de l'EI : Néant.

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah est suivie du logo de la wilayat, sous-titrée en anglais.

    La séquence 1 montre des appareils de la coalition, ses dirigeants, et un montage déjà vu avec les drapeaux des adversaires de l'EI. L'EI insiste aussi dans cette séquence sur la tuerie d'Orlando.

    Religion : durant l'assaut de nuit, il y a un discours audio du Sheikh Al Mujahid Abu Muhamad Al Adnani. A noter que le bandeau est différent, il apparaît en bas à droite et non plus en bas comme les autres.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    1 ?

    2 2'23" - 3'02, nasheed en français Pour Allah, mis en ligne le 28 février 2016.

    3 ?

    4 ?


    6 ?

    Commentaires particuliers : cette vidéo de la wilayat Kirkouk montre un raid de bien moindre ampleur que la défense de Bashir dans la précédente vidéo de la wilayat. Un bon tiers est occupé par le préambule qui rappelle notamment la tuerie d'Orlando associé, et c'est rare, à un nasheed en français.

    0 0

    Merci à https://twitter.com/green_lemonnn, https://twitter.com/AbraxasSpa

    Titre : Dissuasion des monothéistes des campagnes des apostats.

    Durée : 24 minutes 4 secondes.

    Lieu(x) : les combats de la séquence 2 se déroulent à l'ouest de Makhmour. Dans la séquence 4, le bandeau indique que l'on est pour partie à l'ouest de Makhmour. 3 tirs de missiles de la même séquence ont lieu "à l'ouest de la jonction de Sharqat", probablement vers le village de Tulul al-Baj. La séquence 6 se déroule à l'ouest de Makhmour.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : les images de tirs de missiles de la séquence 4 correspondent à un reportage photo du 18 juin. Les images du butin de la séquence 6 correspondent elles à un reportage photo du 30 juin. Il y a donc un mois ou moins entre les opérations montrées et la mise en ligne, ce qui est rare dans la propagande militaire de l'EI ces temps-ci.

    Type de vidéo : c'est une vidéo de combats différenciés : combats d'infanterie, attaques antichars, raid limité.

    Découpage (séquences) :

    1 : 11" - 1'30", introduction, images tirées de la vidéo et discours agressif d'un combattant.
    2 : 1'30" - 8'35", intervention d'un SVBIED et combats à l'ouest de Makhmour.
    3 : 8'35" - 11'13", combat antichar au crépuscule
    4 : 11'13" - 15'13" tirs de missiles antichars.
    5 : 15'13" - 19'27", combats de rues dans une petite localité.
    6 : 19'27" - 22'22", raid sur une position adverse, ouest de Makhmour.
    7 : 22'22"- 24'4", SVBIED filmé par drone.



    Forces attaquées/adversaires : l'EI combat ici l'armée irakienne. Dans la séquence 2, on peut voir plusieurs soldats se déplacer dans les bâtiments visés par le groupe de combat de l'EI. Un Humvee avec tourelle prend la fuite sous un tir de RPG-7 de l'EI, de même qu'un autre où flotte le drapeau irakien. Plusieurs BAE Caiman (véhicule des forces spéciales irakiennes), renforcés de blindage additionnel, se replient aussi. On voit que 4 Humvees se sont mis en surplomb pour couvrir probablement le retrait des autres véhicules, au-dessus de la ville.







    Dans la séquence 4, on peut voir une section de 5 chars T-72 de l'armée irakienne, accompagnés d'autres véhicules blindés. Il y a également plusieurs BMP-1, 2 bulldozers protégés par au moins 1 T-72 et d'autres véhicules blindés (BMP, BAE Caiman). On voit également au moins 1 Humvee.












    Dans la séquence 5, un hélicoptère EC 635 survole l'EI. Un Humvee de couleur sombre (forces spéciales/polcie fédérale) prend la fuite.




    Effectifs engagés : l'EI dispose dans chaque séquence de plusieurs dizaines d'hommes (sauf pour les tirs de missiles antichars, où il y a moins de combattants).

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : un mortier léger (artisanal ?) est utilisé pour pilonner les positions de l'armée irakienne dans la séquence 2. Un canon sans recul SPG-9 est également utilisé, porté à l'épaule.




    Dans la séquence 4, un missile antichar (lanceur non visible) frappe un BAE Caiman. Puis c'est un lance-missiles Metis-M qui détruit un bulldozer à côté duquel passe un Humvee. Un lance-missiles TOW incendie un autre véhicule irakien. Un lance-missiles antichar Kornet incendie un char T-72. Un autre missile antichar (lanceur non-visible) incendie ce qui est probablement un T-72. Le même lanceur Metis-M que précédemment détruit un BMP-1. Le Metis-M frappe encore un autre char. Il détruit enfin un des deux bulldozers vus au début de la séquence. 





























     

    A noter que tous ces tirs sont le fait, d'après les bandeaux, d'une "katiba de lutte antichar" : première mention depuis que je travaille sur les vidéos militaires de l'EI d'une unité spécialement dédiée à la lutte antichar avec missiles guidés (ici : 1 Metis-M, 1 Kornet, 1 TOW, probablement un autre lanceur).

    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : dans la séquence 1, on peut voir plusieurs véhicules mobilisés par l'EI sur cette opération : un bulldozer, un technical, un char détourellé avec blindage SLAT sur lequel a été installé une tourelle artisanale, un technical avec mitrailleuse lourde KPV protégée par un bouclier et un autre avec un canon artisanal fabriqué à partir d'un tube d'assez gros calibre, ressemblant à celui vu dans la wilayat Kirkouk récemment : 37 mm (?).



    Le convoi de la séquence 6 comprend plusieurs technicals dont un Toyota Hilux avec mitrailleuse lourde KPV.



    Kamikazes (identité) :

    1 Abu Al Ma'atsam al Filistini (Palestinien). Il fait son discours avec le drapeau de l'EI derrière lui, tenant un M-4.



    2 Abu Yahya Al Ansari (Irakien). On ne voit pas son véhicule kamikaze, et comme on est dans le cadre d'un combat antichar, on peut supposer qu'il s'agit d'un inghimasi.



    Véhicules kamikazes (types, impact) :

    1 Abu Al Ma'atsam al Filistini pilote un pick-up renforcé de plaques de blindage artisanal sur l'avant et les côtés.



    2 Un pick-up renforcé de blindage artisanal sur l'avant et les côtés (cage fermée sur la plate-forme arrière, comme ceux du bataillon "suicide" de Mossoul) et blindage SLAT sur l'avant.



    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) - groupes de combat et leurs tactiques : le 1er SVBIED dans la séquence 2 est couvert dans son approche par plusieurs tireurs, dont 2 au RPG-7 (l'un tire une roquette tandem). Le groupe de combat comprend au moins un tireur PK avec arme individuelle dans le dos.




    Dans la séquence 2, le groupe de combat se divise en petits groupes qui tirent sur les bâtiments occupés par l'armée irakienne de plusieurs directions. L'un des groupes dispose d'un tireur RPG-7 qui expédie des roquettes antipersonnelles OG-7V. Un autre a également un tireur RPG-7 qui lui envoie des roquettes antichars.







    On peut voir, après le repli des véhicules de l'armée irakienne, deux combattants de l'EI avancer vers les positions adverses. Le premier semble tenir 2 lance-roquettes AT-4, le second un M79 Osa.




    Le groupe de combat de la séquence 5 comprend de nombreux tireurs AK et un avec M-16, plus un tireur d'élite sur SVD Dragunov.









    Le groupe de combat de la séquence 6 comprend un tireur PK et un tireur RPG-7 qui fait des tirs "en cloche".




    Destructions de véhicules adverses : dans la séquence 2, un véhicule blindé est incendié, peut-être par coup de RPG-7 ou SPG-9. Un BAE Caiman est détruit, un autre abandonné.




    Le véhicule incendié par un coup antichar dans la séquence 3 semble être un BMP-1. Un bulldozer est également incendié.



    Les missiles antichars de la séquence 4 détruisent 2 chars T-72, un autre char, 1 BAE Caiman, 1 BMP-1, 2 bulldozers et un autre véhicule (12 en tout).

    Dans la séquence 5, un Humvee détruit jonche la rue. A côté se trouve un BAE Caiman. Un deuxième Caiman est abandonné un peu plus loin. Un autre Humvee incendié est visible, détruit par le VBIED, de même qu'un autre Caiman. Un autre Humvee a été pulvérisé.









    Butin matériel : dans la séquence 5, un Humvee est capturé. Le butin comprend aussi de nombreuses munitions, dont des caisses pour lance-grenades Mk 19 de 40 mm, une mitrailleuse M2 cal. 50, 1 M-72 Law, 2 Mk 19, 5 mitrailleuses, 1 RPG-7, 2 M-16, une mitrailleuse lourde DSHK, 1 RPG-26.





    Dans la séquence 6, l'EI s'empare de 2 mitrailleuses PK, 6 AK.



    Morts/prisonniers/blessés adverses : dans la séquence 3, après destruction d'un véhicule avec missile, un ou plusieurs membres d'équipages sont abattus en quittant le véhicule détruit. 1 corps est visible près du BMP-1.

    Dans la séquence 5, un mort est visible près d'un pick-up abandonné. 2 autres cadavres se trouvent autour d'un Humvee pulvérisé. 1 corps est à côté du Humvee capturé.

    Morts/blessés de l'EI : dans la séquence 2, alors que l'EI ouvre le feu sur un véhicule de l'armée irakienne, le portrait de Abu Fatima Al A'alamia, un combattant de la branche média, apparaît dans le bandeau. Il a été tué au combat, c'était le responsable média de la brigade Nihawand de l'EI (peut-être a-t-il filmé la séquence en question ?).



    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah du début de la vidéo est suivie du logo de la wilayat sous-titré en anglais, mais sans l'effet visuel habituel de la wilayat Dijlah.

    A la fin de la vidéo, l'explosion d'un VBIED est filmée par drone.



    Religion : pendant la progression du 1er SVBIED dans la séquence 2, on entend un discours du sheikh Mujahid Abu Muhamad Al Adnani. On entend encore Adnani dans la même séquence, quand les deux combattants armés de lance-roquettes se déplacent.

    Adnani parle encore au début de la séquence 4.

    Dans la séquence 5, on entend la voix du Sheikh Muj Abu Bakr Al Baghdadi. Après la fin du combat de rues, un soldat de l'EI prie face contre terre.



    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    1 : ?

    2 : ?

    3 : ?

    4 : 8'46" - 11'06" Dhikraa al-Maarik

    5 : ?

    6 : 12'17"- 14'41"

    7 : ?

    8 : ?

    9 : 19'38" - 21'27"Ilejhim Rakibna

    10 : 21'41" - 22'21" : Raddidu Allah Akhbar

    11 : ?


    Commentaires particuliers : outre le peu de distance séparant cette fois les opérations de la mise en ligne, on note le rôle important de cette katiba antichars. Manifestement, sur le front de Sharqat, au sud de Mossoul, l'EI engage des moyens importants. Il s'agit de tenir l'accès sud à la ville. Car outre la katiba antichar, on note aussi que les combattants de la séquence 2 sont aussi bien pourvus en moyens antichars. C'est d'ailleurs sur le front de Sharqat qu'a été tué Omar ash-Shishani, cadre important et célèbre de l'EI. La wilayat Dijlah est l'une des plus productives de l'EI au niveau des vidéos militaires, mais c'est aussi qu'elle est le théâtre de combats importants pour l'organisation.



    0 0

    Merci à https://twitter.com/MathieuMorant et https://twitter.com/binationale

    Titre : Les murs d'al-Fustat.

    Durée : 16 minutes 58 secondes.

    Lieu(x) : les combats de la séquence 2 se déroulent à la centrale thermique de Tishrin, à 16 km à peine à l'ouest de l'aéroport international de Damas. Les combats de la séquence 5 ont lieu près de la base aérienne de Dumayr, à 22 km au nord-ouest de la centrale. Dans la séquence 4, l'EI montre des images des dépôts du bataillon 559, dans le Qalamoun oriental, à 43 km au nord-ouest de la base aérienne de Doumayr. On voit également As-Safa, à moins de 10 km à l'ouest des dépôts. Puis la cimenterie Badia, à 7 km au sud-ouest d'as-Safa.

    Date (sûre par recoupement ou estimée) : les combats à la centrale thermique remontent au 6 avril. Les combats près de la base aérienne de Dumayr datent du 9 avril. Les images montrant les dépôts du bataillon 559 sont du 5 avril. La prise d'as-Safa date du 7 avrilcomme celle de la cimenterie. Il y a donc 3 mois et demi d'écart entre les opérations et la vidéo.

    Type de vidéo : c'est une vidéo d'attaques et de combats, l'EI s'empare de positions et repousse des attaques adverses.

    Découpage (séquences) :

    1 : 5" - 2'34", introduction avec images d'archives.
    2 : 2'34" - 7'10", combats contre le régime.
    3 : 7'10" - 8'36", combats contre le régime.
    4 : 8'36" - 10'47", résumé sur la prise d'autres positions, butin matériel.
    5 : 10'47" - 12'13", combats contre le régime.
    6 : 12'13" - 15'47", combats contre les rebelles syriens.
    7 : 15'47" - 16'58", images d'archives.



    Forces attaquées/adversaires : dans la séquence 2, l'EI affronte le régime syrien. Dans la séquence 3, on peut voir un char se replier. Dans la séquence 5, un hélicoptère de combat Mi-24 prend à partie l'EI. On voit aussi un char T-72 et un véhicule blindé BMP engagés par les hommes de l'EI.




    Dans la séquence 6, l'EI combat les rebelles des Ahmad al-Abdo Martyrs Forces, dont il insère d'ailleurs des vidéos dans la séquence, mais aussi le régime syrien (BMP-1 détruit).



    Effectifs engagés : dans la séquence 2, une partie montre une quarantaine de combattants de l'EI. Un chef tient un discours à près d'une vingtaine d'hommes ; un autre à plus d'une trentaine. Dans la séquence 4, on peut voir plus d'une quarantaine de combattants.

    Moyens d'appui utilisés (canons, mortiers, armes artisanales...) : dans la séquence 5, une DSHK sur affût prend à parti des véhicules du régime.



    Dans la séquence 6, un lance-missiles antichars Kornet détruit un BMP-1 du régime.









    Véhicules utilisés (chars, véhicules blindés, technicals...) : le convoi de véhicules au début de la séquence 2 comprend au moins 6 engins, dont 2 technicals (1 Toyota Land Cruiser avec bitube ZU-23). Plus loin, au début de l'assaut de nuit, on aperçoit un Toyota Hilux avec mitrailleuse DHSK de 12,7 mm. L'homme qui manipule plus tard la mitrailleuse porte une AK dans le dos. On voit le bitube ZU-23 sur Land Cruiser tirer ensuite.









    Dans la séquence 3, il y a un Toyota Hilux avec mitrailleuse lourde KPV de 14,5 mm. On retrouve le bitube ZU-23 sur Land Cruiser. Ce sont 2 Land Cruiser et 1 Hilux qui transportent les hommes de l'EI au plus près de l'objectif après les échanges de tirs.






    Dans la séquence 6, l'EI se sert d'un KPV sur Toyota Hilux (l'homme tirant avec a une AK dans le dos). Il y a aussi un bitube ZU-23 sur Land Cruiser et d'autres véhicules. L'EI engage également un char T-72. Plus loin il y a un ZPU-4 sur un véhicule que l'on ne distingue pas. Un autre char est utilisé à la fin de la séquence, dont on voit seulement l'intérieur : peut-être un T-55.






    Kamikazes (identité) :

    1 : Abu Umar ad-Dar'aoui (Syrien).

    Véhicules kamikazes (types, impact) :

    1 : BMP-1 détourellé.





    Armes légères et lourdes (fusils d'assaut, mitrailleuses, RPG, etc) - groupes de combat et leurs tactiques : le groupe de combat de la séquence 2 comprend au moins un tireur RPG-7, et on voit 2 pourvoyeurs.

    Dans la séquence 3, on voit un tireur PK, un tireur RPK (arme peu fréquente dans les vidéos de l'EI), plus un combattant armé d'un fusil. Les combattants sont alors qualifiés d'inghimasiyyin par les bandeaux.






    Dans la séquence 5, un tireur RPG-7 prend à parti le Mi-24. Le groupe de combat comprend un tireur PK et un tireur M-16 avec lunette de visée.









    Le groupe de combat de la séquence 6 dispose d'un tireur PK.



    Destructions de véhicules adverses : dans la séquence 2, un camion est incendié, probablement par tir de RPG-7. Un véhicule blindé (automoteur d'artillerie 2S1 de 122mm) est aussi en flammes.




    Dans la séquence 6, un BMP-1 du régime est détruit par un Kornet.

    Butin matériel : le régime abandonne un pick-up avec mitrailleuse lourde KPV de 14,5 protégée par un bouclier. Un ZSU 23/4 Shilka reste également sur le terrain.



    Dans la séquence 4, l'EI capture un canon M-46, un technical aux couleurs du régime, un BMP-1, un technical avec bitube ZU-23, un véhicule des Faucons du Désert (pick-up avec tourelle arrière embarquant une mitrailleuse KPV), un char T-55, de nombreuses caisses de munitions dont des obus de chars de 125 mm.









    Morts/prisonniers/blessés adverses : 2 morts sont visibles dans la séquence 2. Dans la séquence 3, on voit un cadavre au sol à côté des combattants de l'EI. Dans la séquence 4, un prisonnier a la tête coupée. 2 autres corps sont visibles dont l'un a les orifices de la tête bourrées de cigarettes, mise en scène fréquente de l'EI. 1 autre corps est visible plus loin. Dans la séquence 5, 5 corps de combattants du régime sont visibles.

    Dans la séquence 6, au moins 4 corps de rebelles syriens sont visibles.

    Morts/blessés de l'EI :à la fin de la séquence 4, l'EI rend hommage à l'un de ses morts, Abu Khadija al-Faransi (Français).

    Effets visuels/montage/techniques de propagande : la louange à Allah n'est pa suivie, au début, par le logo de la wilayat. L'introduction montre des images d'archives des adversaires de l'EI ; on reconnaît notamment Zahran Alloush, le chef de Jaysh-al-Islam tué en décembre 2015 par une frappe aérienne.

    Religion : au moment de l'assaut sur la centrale thermique (séquence 3), on entend la voix de Abou Moussab al-Zarkawi.

    Dans la séquence 4, on entend un discours audio d'al-Adnani.

    Nasheeds (poèmes chantés) présents dans la vidéo :

    2 : 5'48" - 7'02"Kulamah
    3 : 7'14" - 8'28"Adajah
    5 : ?
    7 : 13'34" - 15'40"Nahadna

    Commentaires particuliers :

    0 0

    Cet exemplaire de la collection Atlas/Mémoires des éditions Autrement est publié pour le 70ème anniversaire de l'appel du général De Gaulle. C'est d'ailleurs plus un ouvrage collectif qu'individuel comme en témoignent les remerciements en première page.

    La préface est signée Jean-Louis Crémieux-Brilhac, qui souligne combien l'histoire de la France Libre, qui se déroule à l'échelle mondiale (d'où l'utilité d'un atlas), a rendu en quelque sorte sa place à la France tout en demeurant la grande oubliée face à la Résistance. Action militaire, action coloniale, action administrative, action diplomatique, action informative et clandestine sont pourtant à son actif. Jusqu'en juin 1943, date de sa disparition, elle a incarné une autre voie que celle de Vichy.

    Sébastien Albertelli, auteur d'une thèse sur les services secrets de la France Libre, défend l'idée que la France Libre n'a pas été seulement l'épopée militaire dont les anciens se souviennent, mais bien une aventure politique. De Gaulle rejette l'ancien système de la IIIème République : les combats ne sont là que pour permettre à la France de retrouver un rôle politique. C'est chose en fait 1941-1942 quand De Gaulle annonce un régime républicain et démocratique, après la guerre, pour la France, ce qui était loin d'être évident au départ. Défense des intérêts nationaux et démocratie renouvelée sont le programme sur lequel De Gaulle se pose comme prétendant au pouvoir.

    Les 4 parties de l'atlas soutiennent l'idée de l'auteur dans l'introduction : les deux premières sont consacrées à l'engagement et à la construction d'un Etat, mais l'auteur ne sous-estime pas la dimension militaire à laquelle sont consacrées les deux dernières parties (Combattre hors de France, combattre en métropole).

    L'atlas reprend la forme connue désormais de la collection. Sébastien Albertelli ne cherche pas à renouveler l'histoire de la France Libre mais à la présenter sous un format différent. Dès la première partie, on voit l'utilité des cartes de l'ouvrage dans la remise en contexte, par exemple, de l'appel du 18 juin, ou dans le faible nombre de Français qui restent en Grande-Bretagne après l'armistice. Complété par des grands textes, des notices biographiques et une bibliographie sélective en annees, l'atlas sera très utile aux enseignants, aux chercheurs ou aux curieux de par sa dimension très pédagogique.

older | 1 | .... | 51 | 52 | (Page 53) | 54 | 55 | .... | 59 | newer